Le ministre russe de la Santé a envoyé un message personnel à Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, pour l’informer que la Russie avait développé un vaccin susceptible de protéger contre le Bundibugyo.
Ce vaccin est développé par l’Institut de recherche Gamaleya, à Moscou, un centre fédéral de recherche spécialisé en épidémiologie et en microbiologie.
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Un vaccin qui ne cible pas spécifiquement la souche Bundibugyo
C’est un vaccin à vecteur viral, c’est-à-dire qu’il utilise un virus inoffensif modifié comme véhicule pour transporter dans l’organisme des informations qui déclenchent une réponse immunitaire. La plateforme combine deux vecteurs. Chacun transporte une partie des informations nécessaires pour préparer le système immunitaire.
Ce candidat vaccin a été développé à partir de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016. Il cible donc la souche Zaïre, pas spécifiquement le Bundibugyo.
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L’Africa CDC reste prudente
L’Africa CDC, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies, a prévu des réunions dans les prochains jours avec l’Institut Gamaleya pour comprendre pourquoi les Russes pensent que ce vaccin pourrait avoir un impact sur la souche actuelle. Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, reste cependant prudent. Il dit vouloir comprendre avant de parler de ce qui n’est pas encore établi scientifiquement.
Son engagement reste ferme, dit-il : d’ici à fin 2026, l’Africa CDC fera en sorte qu’il existe un vaccin et un traitement contre Bundibugyo.
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