jeudi, mai 7

  • Géraldine Georges, 45 ans, a disparu le 28 avril 2026 en Isère.
  • Ce jour-là, elle était partie marcher dans le massif de Belledonne mais n’est pas rentrée.
  • Les recherches n’ont pas permis de la retrouver mais ses proches gardent espoir.

Depuis plus d’une semaine, sa photo revient constamment sur les fils des réseaux sociaux. Sur ce cliché, une femme brune, cheveux longs, souriante et ce titre blanc sur fond rouge : « Avis de recherche ». 

La femme en question s’appelle Géraldine Georges et est domiciliée à Saint-Martin-d’Hères en Isère. Âgée de 45 ans, cette professeure de danse et mère de deux enfants âgés de 8 et 16 ans a disparu le mardi 28 avril 2026 après être partie se promener seule dans le massif de Belledonne en Isère. « Très proche de sa mère, elle l’avait appelée le matin pour lui dire qu’elle avait besoin de prendre l’air et de se dégourdir les jambes. Le midi, elle devait récupérer son petit garçon de 8 ans pour la pause déjeuner mais ne s’est pas rendue à l’école », explique à TF1info ce jeudi 7 mai Jean-Claude Georges, le père de la quadragénaire avant de commenter : « Ça ne sentait pas bon. Elle n’a jamais fait ça. Nous avons alors tous essayé de l’appeler mais elle n’a jamais répondu ».

Sa voiture retrouvée vide de son occupante

Le jour même, à 14h, la mère de Géraldine Georges a signalé sa disparition au commissariat de police.« Une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte. De très nombreux moyens ont été déployés par le peloton de gendarmerie de haute montagne de l’Isère. Il y a eu des chiens, des drones, des hélicoptères. Mais au départ, ils n’ont rien trouvé », rapporte-t-il. 

Le vendredi, après trois jours de recherches, les gendarmes sont parvenus à retrouver dans le secteur du massif la voiture de la disparue : une Golf 7 de couleur grise. Son téléphone a été géolocalisé du côté de Prapoutel dans la station des 7 Laux. 

« Dans la voiture, les forces de l’ordre ont découvert sa veste blanche, sa carte bleue. Son téléphone a borné non loin du véhicule, avant de s’éteindre complètement. Il n’a jamais été retrouvé », regrette Jean-Claude Georges. 

Plus d’une centaine de volontaires lors de la première battue

Dès les premiers avis de recherche sur les réseaux sociaux, de nombreux volontaires se sont mobilisés pour participer aux recherches. « Dès que le périmètre mis en place autour du véhicule de ma fille a été levé et que nous avons eu le feu vert des gendarmes, nous avons organisé des recherches. Plus de cent personnes, dont de nombreux inconnus, se sont rendues sur le site à peine deux heures après l’annonce de la battue du vendredi 1ᵉʳ mai malgré les difficiles conditions d’accès de ce secteur et nous les en remercions« , insiste-t-il encore, précisant qu’il n’y aura pas de battue officielle vendredi 8 mai. 

« Je sais que des volontaires ont prévu de la rechercher individuellement ce week-end sur ce même secteur à titre personnel. Mais pour moi, elle n’y est pas », soutient ce papa très inquiet qui précise que la gendarmerie a cessé les recherches sur le secteur mercredi 6 mai, notamment avec des plongeurs. « Les militaires ont fait un énorme travail depuis que nous avons donné l’alerte. Si elle n’a pas été retrouvée sur cette zone, c’est qu’elle n’y est pas », martèle-t-il. 

« Il y a une chance qu’elle soit en vie »

Le père de famille rappelle que sa fille est partie sans nourriture et peut-être avec une gourde d’eau. « C’est impossible qu’elle soit retrouvée en vie dans le massif de Belledonne. On ne tient pas dix jours sans manger ni boire, sans tenue pour faire face au froid et à la pluie, surtout si l’on tient compte des violents orages qui ont sévi sur la région. Si l’on retrouve quelque chose là-bas, c’est un corps », imagine Jean-Claude Georges. 

Ce dernier reste toutefois optimiste. « Aujourd’hui, je cherche encore ma fille vivante », nous dit-il. « Si elle est partie volontairement, si elle a fait une mauvaise rencontre, si elle a été enlevée, il y a une chance qu’elle soit en vie », souligne Jean-Claude Georges.

Qu’en est-il de la piste du suicide ? « Géraldine est séparée depuis trois ans environ et s’entend très bien avec le père de ses enfants. Il n’est pas question de séparation. Elle est bipolaire et a un traitement. Elle a des hauts et des bas. L’année dernière, elle a eu une période où ça n’allait pas du tout. Nous l’avons fait hospitaliser deux mois. Elle a pu être suicidaire il y a des années mais n’a jamais fait de tentative. Ces derniers temps, ça allait. Et il n’y a, à notre connaissance, aucun élément qui ait pu lui donner envie de mettre fin à ses jours », ajoute-t-il, précisant que le lundi 27 avril, elle avait donné, comme prévu, ses cours de danse. 

Signalement précis

Dix jours après la disparition de la quadragénaire, les proches de Géraldine Georges en appellent une nouvelle fois à la population. 

« Au moment de sa disparition, Géraldine, qui mesure 1,65 m et pèse 65 kilos, portait un pull rayé noir et blanc, un pantalon vert et des chaussures de running. Elle n’était pas en tenue de randonnée. Elle avait aussi un sac avec elle mais pas un sac à dos », détaille son père à notre rédaction. 

Toute personne susceptible d’avoir des éléments sur cette disparition est invitée à contacter la gendarmerie au 04.76.77.57.70 ou le « 17 police-secours ».

Aurélie SARROT

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