La formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a sanctionné, ce mardi 9 juin 2026, un vice-procureur pour plusieurs manquements, notamment l’achat et la consommation de produits stupéfiants « pendant plusieurs années », selon la décision (anonymisée) du CSM, a appris BFMTV.
« Le magistrat a dès lors manqué aux devoirs de son état, de probité et d’honneur et commis une faute disciplinaire », explique le Conseil qui indique que ce vice-procureur a été rétrogradé et muté d’office.
« Des répercussions sur l’exercice de ses fonctions »
Entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur trafic de stupéfiants, ce magistrat avait reconnu, devant les enquêteurs, avoir consommé des drogues de synthèse (méthamphétamine et GBL) entre octobre et novembre 2024.
Avant d’avouer une consommation régulière de produits stupéfiants comme de la méthamphétamine, du 3MMC et du GBL « depuis le mois de septembre ou octobre 2019, à raison d’une fois par semaine, exclusivement les week-ends », rapporte le CSM dans un communiqué.
« Cette consommation [a] eu des répercussions sur l’exercice de ses fonctions », indique le CSM dans sa décision.
Ce vice-procureur a « manqué aux devoirs de l’état de magistrat, à la probité et à l’honneur qui s’attachent à ces fonctions », affirme le Conseil. Il n’avait par ailleurs pas averti sa hiérarchie de son audition par les services de police, ce qui constitue un manquement « à son devoir de loyauté ».
« Un interdit absolu »
« En transgressant un interdit absolu au regard de ses missions professionnelles de magistrat, qui plus est en charge de la lutte contre le narcotrafic, [ce magistrat] a gravement jeté le discrédit sur l’institution judiciaire et porté atteinte à son image, engageant dès lors sa responsabilité disciplinaire », explique le Conseil supérieur de la magistrature.
« À ce titre, le vice-procureur a manqué aux devoirs de son état, de probité et d’honneur et commis une faute disciplinaire », tonne le CSM.
Article original publié sur BFMTV.com




