Les deux militants – l’Espagnol Saif Abukeshek et le Brésilien Thiago Avila – ont été arrêtés dans les eaux internationales puis emmenés de force sur le territoire israélien.
« Toute cette semaine, nous avons argumenté auprès de la cour israélienne qu’il s’agissait d’une arrestation illégale qui s’est produite dans les eaux internationales sur un bateau italien et qu’ils devraient être relâchés immédiatement et de manière inconditionnelle », explique Hadeel Abu Salih, membre du groupe de défense des droits humains Adalah et avocate des deux militants.
Des arguments rejetés par le tribunal. Accusés par Israël d’être affiliés à une organisation proche du Hamas, les deux hommes n’ont pas été inculpés mais sont restés en détention.
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« Sa propre vie est anéantie »
Menottés, les yeux bandés dès qu’ils sortaient de la cellule ou durant les visites médicales, ils auraient aussi subi des menaces, selon l’avocate. « Sa propre vie anéantie, tandis que Thiago a été menacé d’être tué ou d’être emprisonné pendant cent ans », ajoute-t-elle.
Elle souhaite sans conviction déposer plainte pour ces abus. « Il est important de noter que ces plaintes ne débouchent généralement sur aucune prise de responsabilité ; on constate un manque flagrant et manifeste de responsabilité de la part des autorités israéliennes face à leurs propres actes et violations », déplore l’avocate.
Une incapacité à condamner ses propres abus, fréquemment dénoncés par les ONG au sujet des violences commises à Gaza ou en Cisjordanie occupée.
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