- Quelque 120 gendarmes et plusieurs agriculteurs bloquent l’accès à un site de Saint-Privat-du-Fau, au nord de la Lozère, où près de 1.500 fêtards se sont rassemblés jeudi soir.
- La préfecture assure travailler à « contenir la situation et empêcher de nouvelles arrivées », avec de premières interpellations.
- Elle met en garde sur les conditions météorologiques dégradées, qui rendent selon elle le rassemblement « dangereux pour les participants ».
Les fêtards se sont vite retrouvés face aux forces de l’ordre. Des centaines de teufeurs tentant d’installer une rave-party dans le nord de la Lozère se sont heurtés jeudi 14 mai aux gendarmes et aux agriculteurs qui bloquent les accès au site pour empêcher la fête, selon plusieurs sources concordantes.
Très tôt jeudi matin, les teufeurs ont commencé à se diriger vers Saint-Privat-du-Fau, au nord de la Lozère (nouvelle fenêtre) et à la limite du Cantal, selon des agriculteurs. Au total, 120 gendarmes se sont rapidement rendus sur place, renforcés par des collègues du Gard et de l’Hérault, a détaillé la préfecture dans un communiqué (nouvelle fenêtre). Elle a décrit un « important dispositif de sécurité »
, déployé « pour contenir la situation et empêcher de nouvelles arrivées »
.
Le préfet « demande de ne pas se rendre sur place »
Selon la même source, 400 véhicules étaient dénombrés dans la zone jeudi soir vers 19 heures, et près de 1.500 personnes environ étaient rassemblées. La préfecture a annoncé que les premières verbalisations avaient eu lieu, ajoutant poursuivre « les opérations de contrôle
» pour « faire cesser ce rassemblement illégal »
.
Elle a aussi mis en avant des conditions météorologiques particulièrement dégradées, avec de la pluie, de la neige et des températures très basses, qui selon elle « rendent ce rassemblement illégal particulièrement
dangereux pour les participants
(nouvelle fenêtre)«
. Le préfet Gilles Quénéhervé « demande de ne pas se rendre sur place ainsi que d’éviter le secteur »,
insiste encore le communiqué.
Ce dernier avait pris un arrêté interdisant ce type d’événements, en vigueur depuis le 13 mai. Cette fête a par ailleurs été organisée en plein débat parlementaire sur les free parties, après l’adoption par les sénateurs de la commission des Lois du projet de loi Ripost visant à faire de l’organisation de ce type d’événement un nouveau délit (nouvelle fenêtre), puni de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
L’accès bloqué « avec des rochers et du matériel agricole »
Un agriculteur contacté par l’AFP, Patrice Boulet, a raconté avoir été mobilisé dès 5 heures du matin afin de bloquer les accès au site « avec des rochers et du matériel agricole »
. Il a décrit « une
zone agricole
(nouvelle fenêtre), située à 1.300 mètres d’altitude, composée de prés de fauche et de pâtures »
. Obligés de laisser leurs véhicules, les participants « doivent parcourir deux à trois kilomètres à pied afin d’accéder à ces zones en plateau, avec 200 mètres de dénivelé en forêt »
, a-t-il ajouté, évoquant lui aussi une météo « très défavorable »
.
En juillet 2025, des milliers de festivaliers s’étaient rassemblés à Chasseradès, une commune de Mont-Lozère-et-Goulet, lors d’une rave-party illégale. Une participante âgée de 25 ans était décédée alors qu’elle se rendait sur les lieux. Au plus fort de l’évènement, jusqu’à 12.000 personnes étaient présentes.











