- La sécheresse de l’été a affaibli les sols sur lesquels reposent nos maisons.
- Et cela peut causer des fissures dans les murs.
- Si c’est le cas chez vous, voici la marche à suivre.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Les vagues de canicule qui se sont abattues sur le pays au printemps et à l’été n’ont malheureusement pas fini d’avoir des répercussions. Notamment sur nos maisons. La sécheresse a tendance à faire bouger les sols argileux. Si des constructions aux fondations peu profondes, comme c’est le cas des maisons individuelles, sont placées sur ces sols mouvants, des fissures peuvent apparaître. Quand la pluie revient, on assiste à un phénomène de retrait-gonflement, qui aggrave les dommages sur le bâti.
De 15% à 40% d’appels liés aux fissures
De 15% à 40% d’appels liés aux fissures
Guy Kienlen
« Les fissures apparaissent en deux mois,
remarque Guy Kienlen, directeur du Groupe Experts bâtiments auprès de TF1info. Depuis début septembre, on est passé de 15% à 40% d’appels liés aux
fissures
. »
Et pour cause, une fois qu’elles apparaissent, elles continuent d’évoluer. Il suffit d’un retour de vacances pour découvrir des espacements d’un ou deux centimètres. Voici ce à quoi il faut rester attentif pour éviter les dommages irréparables et agir au plus vite.
Les experts en bâtiments vous guident pour trouver des solutions
D’abord, ce n’est pas parce qu’une fissure apparaît qu’elle est dangereuse. Les assureurs s’accordent généralement à dire que si elle mesure moins de deux millimètres de large, elle est « inoffensive
« . En revanche, il faut garder un œil dessus, notamment lors de grosses pluies, pour s’assurer qu’elle ne s’élargit pas.
« Une fissure horizontale est moins grave qu’une fissure en escalier, qui démontre qu’il y a des problèmes au niveau des fondations »
, dit Guy Kienlen. L’expert sait bien que les non-initiés n’ont pas le coup d’oeil pour déterminer si une fissure est dangereuse ou pas. Il préconise de faire appel à un spécialiste dans tous les cas. Ces experts peuvent déterminer d’où vient la fissure et quelle en est la cause. Ils peuvent aussi installer des fissuromètres qui analysent l’évolution sur plusieurs mois, et vous informer sur les mesures à prendre.
Votre assurance habitation ne prend pas forcément les dégâts en charge
En cas de fissures sur votre maison, faites une déclaration à votre mairie. Si la sécheresse suivie de pluies diluviennes a causé des dommages à votre maison, vous n’êtes certainement pas le seul à en souffrir dans votre commune. Selon le code des assurances (nouvelle fenêtre), les mairies peuvent demander une reconnaissance de catastrophe naturelle (nouvelle fenêtre) jusqu’à 24 mois après le sinistre auprès de leur préfet de département.
Il vous faut absolument aussi déclarer le problème à votre assureur dès que possible. Si l’état de catastrophe naturelle est reconnu, vous pourrez par la suite faire parvenir cette preuve à l’assurance, qui vous propose une indemnisation et/ou l’intervention de spécialistes pour réparer les dégâts, en fonction des termes de votre contrat. « Si ça vient du sol, c’est généralement pris en charge par l’assurance, mais si c’est un mauvais entretien d’un puits, comme dans 30% des cas de fissures, ou des haies ou arbres plantés trop proches de la maison, c’est rarement le cas »,
alerte Guy Kienlen.
Un fonds dédié de l’Etat existe
Et les réparations de tels dommages peuvent coûter très cher. Depuis octobre 2025, face aux dégâts causés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA), un fonds dédié géré par le ministère de l’écologie existe : le Fonds de prévention argile. Un arrêté d’avril 2026 (nouvelle fenêtre)détaille les critères nécessaires pour être éligible à une dotation de ce fonds. Il faut notamment vivre dans l’un des onze départements considérés comme les plus à risques. Vous pouvez vérifier votre éligibilité sur le site du ministère (nouvelle fenêtre).
Dans certains cas, les dégâts sont trop importants et les experts demandent un arrêté de mise en péril du bâti, avec obligation de quitter les lieux pour cause de risques d’effondrement.

