mercredi, juillet 1

Avec notre correspondant à Kiev, Lucas Lazo

Une étudiante vivant en Crimée, contactée par l’intermédiaire d’une ONG, a accepté de témoigner. Elle dit craindre qu’en cas de débâcle, les forces russes s’en prennent aux habitants : « Cette inquiétude gagne du terrain : si les troupes russes commencent à battre en retraite, si elles viennent à manquer de carburant ou de ravitaillement, elles pourraient se mettre à piller les civils », affirme-t-elle.

Les souvenirs du retrait de l’armée russe de plusieurs territoires ukrainiens, notamment à Boutcha et à Kherson, nourrissent aussi la crainte d’une politique de la terre brûlée. « Ce sont vraiment des salauds, avec eux, on peut s’attendre à tout. Même quand on pense qu’ils sont allés au bout de l’horreur, ils trouvent toujours le moyen de faire pire… », confie-t-elle.

Une recrudescence des arrestations arbitraires et d’intimidations

Le porte-parole de l’ONG Crimée SOS, Dmytro Spafarov, observe également une recrudescence des arrestations arbitraires menées par l’administration russe dans la péninsule : « J’ai récemment documenté de nouvelles poursuites pénales visant des habitants de Crimée, accusés de ce que les autorités qualifient de haute trahison, d’espionnage et de terrorisme, créant ainsi un climat d’intimidation et d’autocensure dans l’ensemble du territoire occupé », souligne-t-il.

Les campagnes appelant à dénoncer les activités jugées « suspectes » se multiplient par ailleurs dans les médias sous contrôle du Kremlin.

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