- Un avion de China Eastern s’était écrasé en 2022 dans un flanc de montagne après une chute inexpliquée de plusieurs milliers de mètres en à peine quelques minutes.
- Quatre ans plus tard, un rapport d’un bureau d’enquête américain confirme que le crash était intentionnel.
- 132 personnes avaient trouvé la mort.
Un acte délibéré depuis le cockpit. C’est ce que révèle ce lundi CNN (nouvelle fenêtre), plus de quatre ans après le crash d’un Boeing 737-800 dans le sud de la Chine ayant provoqué la mort de 132 personnes. Selon le média américain, une personne dans le cockpit aurait intentionnellement coupé l’alimentation des moteurs.
CNN s’appuie sur des données publiées par le Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB). Ce dernier croit savoir que les interrupteurs de carburant des deux moteurs ont été coupés simultanément avant que le Boeing 737-800 ne s’écrase au sol. Les données ont été extraites de l’une des deux « boîtes noires
« , laquelle a été récupérée dans l’épave et envoyée au laboratoire du NTSB à Washington. L’agence a en effet été impliquée car l’appareil a été construit par une entreprise aéronautique américaine.
Les interrupteurs « placés manuellement en position d’arrêt juste avant l’accident »
« Il a été constaté qu’en croisière à 8848 mètres, les interrupteurs de carburant des deux moteurs sont passés de la position de marche à la position d’arrêt. Le régime moteur a diminué après ce changement
« , indique le rapport du NTSB consulté par CNN.
« Ces données montrent clairement que les interrupteurs de carburant ont été placés manuellement en position d’arrêt juste avant l’accident
« , a détaillé David Soucie, analyste de la sécurité aérienne pour CNN. « Rien n’indique que les interrupteurs aient été remis en position marche. Cela signifie qu’aucune tentative de redémarrage des moteurs n’a été effectuée. Si les interrupteurs avaient été éteints par erreur, les pilotes auraient tenté de les remettre en marche.
«
L’avion de la compagnie China Eastern, reliant les villes de Kunming (sud-ouest) et Canton (sud), s’était écrasé dans un flanc de montagne le 21 mars dans la région autonome chinoise du Guangxi (sud) après une chute inexpliquée de plusieurs milliers de mètres en à peine quelques minutes.
Le crash intentionnel d’un pilote reste un acte extrêmement rare dans l’histoire récente de l’aviation civile, le dernier exemple marquant étant celui d’un vol de la compagnie allemande Germanwings le 24 mars 2015. Le co-pilote Andreas Lubitz, sous antidépresseurs, avait profité de l’absence momentanée dans le cockpit du commandant de bord pour précipiter l’appareil contre le flanc d’une montagne des Alpes françaises.




