vendredi, juin 26

  • Déjà qualifiée pour la suite de la compétition, l’équipe de France affronte la Norvège, ce vendredi 26 juin (21h), à Boston.
  • En cas de victoire ou de match nul, les Bleus termineront en tête du groupe I, ce qui pourrait faciliter la suite de leur tournoi.
  • Voici pourquoi.

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Coupe du monde 2026 : les Bleus en quête d’une 3e étoile

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Les Bleus sont en excellente position. Placée dans le groupe I, l’un des plus relevés de ce Mondial 2026, l’équipe de France a parfaitement négocié ses deux premiers matchs, avec deux succès contre le Sénégal (3-1) et contre l’Irak (3-0). Déjà assurée de voir les seizièmes de finale, elle se trouve en ballottage favorable pour terminer à la première place de la poule. Une troisième victoire ou un nul contre la Norvège, ce vendredi 26 juin (21h) à Boston, suffira à son bonheur.

Cette mission semble d’autant plus réalisable que les Scandinaves, également qualifiés, devraient aligner un XI de départ très remanié, amputé notamment des deux stars Erling Haaland et Martin Ødegaard. Les joueurs de Guy Stéphan, qui assure l’intérim en l’absence de Didier Deschamps, rentré en France pour assister aux obsèques de sa mère, devraient eux se présenter avec la majorité de leurs cadres. Et à raison, car conserver cette première place pourrait s’avérer décisif pour la suite de la compétition. 

Objectif première place

Ce strapontin garantirait à la bande de Kylian Mbappé de disputer un seizième de finale plus abordable, en affrontant un des huit meilleurs troisièmes qualifiés plutôt que le deuxième du groupe E, en l’occurrence la Côte d’Ivoire. En huitièmes de finale, la pente s’élèverait, en revanche, considérablement, avec un possible choc contre l’Allemagne. 

Mais surtout, la pole position offre certains avantages sur le plan logistique, ce qui, dans une compétition co-organisée dans trois (immenses) pays, peut se révéler décisif. « Ça a des conséquences parce que ce ne sont pas les mêmes déplacements, ce ne sera pas forcément les mêmes équipes non plus », avait ainsi déclaré Didier Deschamps en début de semaine. « Finir premiers ? C’est moins de voyages… Finir 2ᵉ, ce serait plus de périples. On se doit surtout de gagner tous les matchs, et donc de finir premiers. On veut gagner demain », a approuvé Aurélien Tchouaméni, en conférence de presse. 

Un seul long déplacement en phase finale

Le cas échéant, les joueurs au coq sont assurés d’avoir un temps de transport limité lors de la quasi-totalité de leurs matchs à élimination directe. En effet, dans un tel scénario, le seizième de finale aurait lieu à New York, le huitième de finale à Philadelphie (Pennsylvanie), le quart de finale à Boston (Massachusetts) et la finale à New York – autant de destinations à moins de 2h de vol de leur camp de base situé à Boston. Seule la demi-finale exigerait alors un long déplacement, car elle est prévue à Dallas (Texas), avec une durée de vol d’un peu plus de 4h. 

Au contraire, en cas de défaite face aux Norvégiens, les Français devraient faire le long déplacement jusqu’à Dallas dès les seizièmes de finale, avec seulement quatre jours de repos. Par la suite, le huitième de finale se jouerait à New York, mais le quart de finale serait programmé à Miami, tout au sud de la Floride (3h30 de vol). Puis la demi-finale se déroulerait à Atlanta, là encore à plus de 3h de vol de Boston, avant un retour à New York pour une hypothétique finale. 

Tous ces éléments révèlent que les Tricolores devront passer un temps considérablement plus important en avion – et parcourir bien plus de kilomètres – s’ils s’inclinent contre leurs adversaires nordiques ce vendredi. Ce détail, qui n’en est pas un, pourrait compliquer la préparation des Bleus, et potentiellement miner leurs chances lors des matchs couperets à venir. Au contraire, l’énergie et le temps perdus en dehors des terrains seraient moindres s’ils parviennent à verrouiller leur première place du groupe I. Dans leur quête d’une troisième étoile, les joueurs de l’équipe de France auraient donc tout intérêt à se simplifier la tâche… 

Maxence GEVIN

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