samedi, juin 27

Pour la première Coupe du monde disputée dans son histoire, le Cap-Vert savait que son destin était entre ses mains, le 26 juin à Houston, et qu’une victoire pouvait lui ouvrir un peu plus grand les portes des 16es de finale. Mais parfois, le malheur des uns fait le bonheur des autres…

Les hommes de Bubista ont cherché à emballer le match d’entrée en se projetant sans attendre vers le but saoudien, mais leur première occasion franche a mis du temps à arriver. C’est d’abord Salem Al-Dawsari – l’homme qui avait signé le but de la victoire historique des Saoudiens contre l’Argentine lors du Mondial 2022 – qui s’est illustré avec une frappe puissante dans la surface cap-verdienne heureusement contrée (17e). Après plusieurs tentatives infructueuses, Willy Semedo a finalement obtenu la première occasion intéressante pour les Requins en forçant Mohammed Al-Owais à couvrir son premier poteau sur une frappe dangereuse (21e).

Mais si ce sont bien eux qui ont fait le jeu en première période, les Cap-Verdiens ont eu du mal à concrétiser leurs bonnes offensives dans la moitié de terrain saoudienne. Le défenseur Hassan Al-Tambakti a lui dû être évacué sur civière après une blessure dans sa surface (33e) pour ne pas arranger les affaires de l’Arabie saoudite. En parallèle dans le choc Uruguay-Espagne qui se jouait à Guadalajara, la faute de main de Muslera sur une frappe d’Alex Baena (42e, 0-1) tombait à pic pour le Cap-Vert qui était virtuellement qualifié à la mi-temps (2e, 3 points).

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Troisième nul en trois matchs

Les Cap-Verdiens ont lancé leur seconde période par un beau mouvement collectif conclu par une première frappe cadrée signée Jamiro Monteiro (48e). Ryan Mendes a ensuite raté son contrôle dans la surface alors que la voie était libre pour frapper et inquiéter Al-Owais (52e). Mohammed Abu Al-Shamat a tenté de tromper Vozinha avec un lob mais le portier cap-verdien s’est bien détendu pour capter le ballon (66e).

Laros Duarte avait la qualification au bout du pied sur la plus grosse occasion des Requins dans ce match, mais il a perdu son face-à-face contre Al-Owais dans la surface (74e). Tout comme Nuno Da Costa, qui a failli délivrer les siens au bout du suspense mais a dévissé sa reprise devant le but dans les toutes dernières secondes (90e+5).

Malgré ce nouveau match nul, le public de Houston a pu assister à l’une des images fortes de ce Mondial lorsque tous les joueurs cap-verdiens se sont réunis près de leur banc, téléphones en mains, dans l’attente du coup de sifflet final entre l’Uruguay et l’Espagne (0-1) pour pouvoir célébrer définitivement leur qualification historique en 16es de finale et exulter sur la pelouse. Le Cap-Vert accroche la seconde place du groupe (3 points) et affrontera l’Argentine, championne du monde en titre, pour le premier match de son histoire en phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

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