De notre envoyé spécial à Philadelphie
Quand on a rendez-vous avec l’histoire, il vaut mieux ne pas arriver en retard et la Côte d’Ivoire s’est évertuée à bien honorer celui-ci. Elle n’a pas perdu de temps dans cette rencontre en ouvrant le score dès la sixième minute par Nicolas Pépé. L’attaquant de Villarreal était à la réception d’un centre en retrait de l’inévitable Yan Diomandé.
Cela ne pouvait pas mieux débuter pour les Éléphants, qui avaient tout de même concédé la première frappe du match sur un tir puissant de Tahith Chong que Yahia Fofana a eu du mal à repousser (2e).
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Les hommes d’Emerse Faé auraient pu faire le break sur une incursion d’Amad Diallo qui trouve sur son chemin la tête du défenseur Gaari au moment où le ballon prenait le chemin des filets (22e).
Diallo sort, Inao rentre
Sur une pelouse baignée par le chaud soleil de Philadelphie, les Ivoiriens ont quand même du mal à se mettre à l’abri. Les jambes paraissent lourdes, les courses un peu au ralenti ; la température, 29 °C, et le taux d’humidité, 42 %, pour un match disputé à 16 h, heure locale, y sont probablement pour quelque chose.
On se dit alors que la Côte d’Ivoire a eu la bonne idée d’ouvrir tôt le score devant cette coriace équipe de Curaçao qui ne fait pas que défendre. Une bonne frappe de Gaari qui passe non loin du cadre (14e) et une belle reprise de Chong viennent rappeler aux Ivoiriens que le match nul (0-0) des hommes de Dick Advocaat face à l’Équateur n’était pas volé. Et que ce point justement maintenait en vie Chong et ses amis dans l’espoir de se qualifier en cas de victoire face aux Éléphants.
La menace fut en tout cas bien prise au sérieux par Emerse Faé qui décide dès la reprise de remplacer son attaquant Amad Diallo par le milieu Christ Inao Oulaï, afin de densifier l’entrejeu.
Car visiblement, il y avait plus à craindre d’un sursaut des Curaciens que d’une victoire de l’Équateur dans l’autre match du groupe, où l’Allemagne ne faisait pas de cadeau au Tri (1-1). en tout cas jusqu’à la 77e minute qui voit Gonzalo Plata assommer la Mannschaft et offrir à son pays une qualification inespérée avec une place de meilleur troisième.
Pepe, le libérateur
Autant dire que c’est une véritable délivrance lorsque Nicolas Pépé, encore lui, fait le break pour s’offrir un beau doublé. L’ancien attaquant de Lille, bien servi dans l’intervalle par Ibrahim Sangaré, s’est appliqué pour envoyer son ballon dans la lucarne droite du gardien curacien Eloy Room (64e).
Un but comme un soulagement pour la Côte d’Ivoire dont même un nul aurait pu suffire pour voir le deuxième tour.
Après 2006, 2010 et 2014, la quatrième fut la bonne pour les Éléphants, qui accèdent pour la première fois de leur histoire au deuxième tour d’une Coupe du monde.
Ils joueront leur seizième de finale à Dallas le mardi 30 juin à 17 h TU contre le deuxième du groupe I, la France ou la Norvège. Un autre rendez-vous avec l’histoire.
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