- La 24e édition du classement mondial de Shanghai des meilleures universités a été dévoilée ce samedi 15 août.
- Comme chaque année, les établissements anglo-saxons dominent très largement.
- La France, quant à elle, maintient quatre universités dans le top 100.
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Rien ne bouge au sommet. Comme chaque année depuis 2003, le classement de Shanghai a été dévoilé ce samedi (nouvelle fenêtre) 15 août, et comme chaque année, ce sont les universités américaines qui trustent les premières places. Harvard reste numéro un mondial, devant Stanford et le MIT. Il faut attendre la quatrième place pour voir apparaître un établissement non américain, la britannique Cambridge, suivie d’Oxford en septième position. Au total, les douze premières places restent exclusivement anglo-saxonnes.
Quatre universités françaises dans le top 100
Côté français, l’université Paris-Saclay conserve son rang de meilleur établissement national (nouvelle fenêtre) et se maintient à la 13e place mondiale, comme en 2025. Elle est suivie de l’université Paris Sciences et Lettres, qui gagne une place (33e), de Sorbonne Université, qui en perd douze (55e), et de l’université Paris Cité, qui en gagne trois (57e). La France compte donc toujours quatre établissements dans le top 100, et 27 au total parmi les 1.000 universités classées, ce qui la place au 10e rang mondial. Elle se hisse en revanche au 4e rang mondial pour le nombre d’établissements dans le top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l’Allemagne.
Il faut dire que sur 10 ans, la progression tricolore est spectaculaire : en 2016, la première université française pointait à la 36e place et le pays ne comptait que trois établissements dans les 100 premiers. Dans un communiqué, le ministère y voit « l’efficacité de la politique conduite depuis 2017 pour faire émerger des universités visibles mondialement »
, et met en avant la politique de regroupement des établissements menée depuis 2018, qui aurait « rendu plus lisible à l’international une puissance scientifique historiquement fragmentée entre universités, grandes écoles et organismes nationaux de recherche »
.
Établi par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, ce classement reste le plus repris au monde, malgré des critiques récurrentes sur sa méthodologie. Il repose sur six critères exclusivement centrés sur la recherche. La qualité de la formation, elle, n’entre donc pas directement en ligne de compte, ce qui alimente une bonne part des réserves. « S’il doit être suivi avec attention, le classement de Shanghai ne peut être l’unique boussole de notre politique d’enseignement supérieur et de recherche »
, nuance même le ministère.

