Une nouvelle provocation. Donald Trump a dit vendredi 14 août qu’une fois l’Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d’Ormuz comme un « territoire des États-Unis ».
Il a aussi défendu sa décision d’entrer en guerre pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, disant qu’il ne s’« excuserait jamais » pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.
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« Une fois que nous aurons fini de battre l’Iran (…), bientôt je déclarerai le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des États-Unis », a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York. Donald Trump répète que les États-Unis ont le « contrôle » du détroit d’Ormuz, une affirmation que Téhéran a qualifiée de « mensonge ».
Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président « plaisantait » en disant qu’Ormuz deviendrait un « territoire américain ».
Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, ne l’a pas pris à la rigolade. Il a réagi dans la foulée de la déclaration du président américain en assurant sur X que le détroit d’Ormuz « restera iranien ».
« Le détroit d’Ormuz ne peut pas être pris d’assaut avec un tweet »
« Le détroit d’Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l’Iran. Tant que vous refuserez d’accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d’illusions, l’Iran continuera à imposer un blocus », a déclaré Kazem Gharibabadi. « Le détroit d’Ormuz ne peut pas être pris d’assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale », a également martelé le responsable iranien.
Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, alors que les États-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.
L’Iran n’aura « jamais l’arme nucléaire », a aussi affirmé Donald Trump. « Si vous devez payer un peu plus » pour l’essence, « c’est ok. (…) Je ne m’excuserai jamais. J’ai pris la bonne décision », a-t-il déclaré.
Par rapport au niveau d’avant la guerre, le prix de l’essence aux États-Unis s’affichait vendredi en hausse de plus de 35 %. Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d’avoir fortement baissé.
Cette défense du conflit en Iran vient juste après que le vice-président JD Vance a tenu un discours un peu différent sur les objectifs poursuivis.
« Le pétrole a baissé et il est beaucoup plus bas que les sommets atteints au début du conflit. Voilà l’objectif numéro un, faire en sorte que le pétrole et l’essence restent bon marché pour les Américains », a-t-il dit sur la chaîne Fox News. « Et ensuite l’objectif numéro deux est évidemment d’assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », a ajouté JD Vance, en déclarant : « Je pense que nous sommes en train de réaliser ces deux objectifs. »
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