- Un feu de forêt, qui s’était déclenché près de Bourges mercredi après-midi, s’est propagé jusqu’à un site de production d’armement KNDS, classé Seveso seuil haut.
- Le risque d’explosion a toutefois été « écarté » dans la soirée et le confinement des habitants d’une commune à proximité levé, a précisé la préfecture.
- Le feu, qui a déjà parcouru 120 hectares, reste malgré tout actif.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Malgré la menace des flammes, la situation est restée sous contrôle. Un feu de forêt près de Bourges, dans le Cher, s’est propagé et
« a atteint »
un site d’armement KNDS (nouvelle fenêtre), classé Seveso seuil haut, a annoncé mercredi 8 juillet la préfecture. Au fil de la soirée, elle a finalement précisé que l’incendie ne menaçait plus directement les lieux sensibles de cette usine de production de munitions, que le risque d’explosion était ainsi « écarté »
et le confinement de centaines d’habitants levé.
Un feu de chaume s’est déclaré à 15h45 sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de kilomètres de Bourges, et s’est vite propagé sur de grandes surfaces de bois résineux (nouvelle fenêtre). « Nous avons eu une progression assez rapide du feu dans la forêt »
, a expliqué le préfet Philippe Le Moing Surzur dans le 20H de TF1, une vidéo à retrouver en tête d’article. À ce moment-là, « 90 hectares de bois »
avaient déjà brûlé et l’incendie avait « sauté une route »
pour « rentre(r) dans la forêt du site de KNDS, qui est une entreprise de production de munitions et donc qui a des entrepôts de poudre pour produire ces munitions »
, a-t-il détaillé.
La préfecture avait alors indiqué que le site présentait un « risque d’explosion et d’incendie »
, et précisé que tous les accès à la zone étaient interdits. Le plan communal de sauvegarde a été mis en oeuvre et le centre opérationnel départemental est également activé en préfecture. Mais le risque a finalement été « écarté »
dans la soirée.
Le confinement levé dans « l’ensemble de la commune »
« L’incendie n’est pas tout à fait fixé sur le flanc avant droit, mais, par contre, le flanc gauche qui lui était vraiment un danger pour le site dans lequel il y avait les munitions, est fixé »
, a déclaré à l’AFP la préfecture du Cher vers 21 heures. Dans la foulée, le confinement de tous les habitants de la commune de Morthomiers, située à proximité directe du site, a été levé, a-t-elle précisé à TF1info. « L’ensemble de la commune avait été confinée pour éviter tout problème, on vient de prononcer son déconfinement »
, a-t-elle expliqué.
Par ailleurs, une centaine d’habitants avaient été évacués dans une salle des fêtes : ils résidaient le plus près de l’usine et se trouvaient donc à risque en cas d’éventuelle explosion (nouvelle fenêtre). Leur confinement a été également levé. « Les habitants de Morthomiers évacués peuvent réintégrer leur domicile »
, ont ainsi annoncé les autorités sur leur compte X. Dans cette commune d’environ 850 habitants, « toutes les personnes qu’on a évacuées ont été recueillies dans la mairie : on a de quoi manger, on a de quoi boire. On a mis tout le monde en sécurité »
, a déclaré à l’AFP le maire Guillaume Porcher.
Du côté du site, « les 500 personnes qui (y) travaillent régulièrement (…) ont toutes été évacuées »
, a déclaré KNDS à l’agence de presse. Pour lutter contre le feu, « une équipe interne de lutte contre les incendies a été mobilisée et déployée »
, a-t-elle précisé.
« Encore plein de petits départs » : l’incendie « toujours en cours »
Si le risque d’explosion est bien « écarté »
au niveau de l’usine, l’incendie, lui, « est toujours en cours »
, même si « sa propagation ralentit »
, ont déclaré les autorités dans la soirée. Au total, 120 hectares ont brûlé (nouvelle fenêtre), donc 100 hectares de forêts et 20 hectares de terres agricoles. Selon la préfecture, 125 sapeurs-pompiers sont mobilisés ainsi que 20 gendarmes, appuyés par deux hélicoptères bombardiers d’eau. Des déviations ont été mises en place et les habitants sont toujours appelés à ne « pas se rendre sur les lieux »
.
Une fois l’ordre de confinement levé par les autorités, le maire de Morthomiers a fait part d’une forme de « soulagement »
. Mais, « il y a encore beaucoup de fumée, il y a encore plein de petits départs. On ne va pas crier victoire tout de suite »
, a-t-il ajouté, estimant que « les pompiers vont avoir du travail encore une bonne partie de la nuit pour essayer d’éteindre tous les petits foyers »
. Le département du Cher est à la fois mercredi en vigilance orange canicule (nouvelle fenêtre), classé à risque « élevé »
pour les feux de forêt, et concerné par la sécheresse (nouvelle fenêtre), une partie du territoire étant en situation de « crise »
.
Sur le site de KNDS, les équipes de nuit qui devaient prendre leur poste ont été « mises en stand by »
et les salariés ont reçu la consigne de ne pas rejoindre le site, selon l’entreprise. Ce groupe franco-allemand, qui affirme compter plus de 11.000 collaborateurs, est l’un des acteurs clés de l’industrie européenne de défense terrestre face à la concurrence américaine. Il fournit aux armées notamment des chars de combat, des véhicules blindés de transport de troupes, des ponts portables et des véhicules robotisés.











