- À Marseille, les habitants ont l’habitude de slalomer entre les trottoirs et les véhicules stationnés.
- Pour les automobilistes et les chauffeurs de bus aussi, circuler n’est pas chose aisée.
- « C’est usant, c’est sans fin », déplore un responsable de la régie des transports.
La pire ville de France pour les piétons ? Ces dernières semaines, à Marseille, une série d’accidents de bus a mis en lumière toute la difficulté de circuler dans les rues de la cité phocéenne. « Le stationnement est anarchique, une voiture s’en va, une autre va arriver tout de suite. C’est un cercle sans fin »
, déplore au micro de TF1 un chauffeur de car.
Un constat que partage Philippe Neyrou, l’un des responsables de la régie des transports marseillais. « Nous voyons de grosses incivilités, c’est épuisant, c’est sans fin »
, peste-t-il. « Ce qui est stressant et qui en rajoute,
c’est le comportement des trottinettes, des vélos
et des camions de livraison. »
Pour Thibaud Dassonville, amener ses deux filles à l’école s’apparente à un parcours du combattant. Des trottoirs minuscules, pas de passages piétons ni de ralentisseurs. « C’est limité à 30 km/h, mais c’est très peu respecté »
, témoigne le père de famille. « Le danger peut surgir de partout et il n’y a pas une semaine qui passe sans que je frôle l’accident. »
Dans son VIIᵉ arrondissement, certains trottoirs ne mesurent que 30 cm. La largeur minimale recommandée est de 1,40 m.



