lundi, octobre 12

  • À Marseille, les habitants ont l’habitude de slalomer entre les trottoirs et les véhicules stationnés.
  • Pour les automobilistes et les chauffeurs de bus aussi, circuler n’est pas chose aisée.
  • « C’est usant, c’est sans fin », déplore un responsable de la régie des transports.

La pire ville de France pour les piétons ? Ces dernières semaines, à Marseille, une série d’accidents de bus a mis en lumière toute la difficulté de circuler dans les rues de la cité phocéenne. « Le stationnement est anarchique, une voiture s’en va, une autre va arriver tout de suite. C’est un cercle sans fin », déplore au micro de TF1 un chauffeur de car.

Un constat que partage Philippe Neyrou, l’un des responsables de la régie des transports marseillais. « Nous voyons de grosses incivilités, c’est épuisant, c’est sans fin », peste-t-il. « Ce qui est stressant et qui en rajoute, c’est le comportement des trottinettes, des vélos et des camions de livraison. »

Pour Thibaud Dassonville, amener ses deux filles à l’école s’apparente à un parcours du combattant. Des trottoirs minuscules, pas de passages piétons ni de ralentisseurs. « C’est limité à 30 km/h, mais c’est très peu respecté », témoigne le père de famille. « Le danger peut surgir de partout et il n’y a pas une semaine qui passe sans que je frôle l’accident. » Dans son VIIᵉ arrondissement, certains trottoirs ne mesurent que 30 cm. La largeur minimale recommandée est de 1,40 m.

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