- Depuis Athènes, Emmanuel Macron a indirectement répliqué vendredi aux critiques formulées par le chef du Pentagone sur l’Union européenne.
- Selon le chef de l’État, les présidents américain, russe et chinois sont « farouchement opposés aux Européens ».
- « Ce moment pourrait être le moment européen », a-t-il estimé.
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Une réponse indirecte au chef du Pentagone. Lors d’une conférence de presse vendredi, le secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth a souligné que les Européens bénéficiaient de la protection américaine « depuis des décennies »
. Avant de fustiger leur inaction pour débloquer le détroit d’Ormuz, toujours soumis à un double blocus iranien et américain près de deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient : « [L’Europe] ferait peut-être mieux de parler moins, d’organiser moins de conférences fastueuses et de monter sur un bateau ».
Depuis Athènes, en Grèce, où il est arrivé vendredi pour une visite de deux jours destinée à renforcer la coopération franco-grecque en matière de défense et de sécurité, Emmanuel Macron a répliqué indirectement à ces critiques. « Nous ne devons pas sous-estimer le moment actuel. Nous avons un président américain, un président russe et un président chinois qui sont farouchement opposés aux Européens »
, a déclaré le président de la République lors d’une conférence à l’Agora romaine aux côtés du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.
« Si nous ne croyons pas en nous-mêmes… »
« C’est le bon moment pour un sursaut de notre part »
, a estimé Emmanuel Macron, réaffirmant, comme il le fait depuis le début de l’année, que l’Union européenne est, par contraste, « fiable »
et « prévisible »
, même si elle doit désormais « devenir une vraie puissance »
géopolitique. « Si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’avons aucune chance que les autres nous trouvent formidables »
, a-t-il poursuivi.
S’il a semblé mettre Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping dans la même catégorie des opposants au Vieux Continent, Emmanuel Macron a aussi souligné que le président des États-Unis était toujours un « allié »
, même s’il n’était pas toujours « fiable »
ou « prévisible »
.











