- Il suffit de photographier votre plaque d’immatriculation avant et après votre trajet et d’envoyer le tout à une application. L’intelligence artificielle calcule ensuite le nombre d’insectes qui ont croisé votre voiture.
- Une enquête nationale menée par le Muséum d’Histoire naturelle, que vous explique ce reportage de TF1.
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Initiatives environnementales
Sur la route des vacances, on constate qu’il n’y a presque plus d’insectes collés au pare-brise. Rien à voir avec l’état des voitures il y a 20 ou 30 ans qui nécessitaient régulièrement des arrêts à la station-service. « Avant, on avait besoin de mettre les essuie-glaces, de laver même à la main, là je pense qu’on l’a pas fait depuis des lustres »
, confirme une automobiliste dans le reportage du 20H ci-dessus. « J’avais un produit spécifique pour nettoyer le pare-brise et aujourd’hui, il n’y a plus de moustiques »
, estime un conducteur. Connu sous le nom de « syndrome du pare-brise », ce phénomène n’est pas qu’une impression, et il a donné une idée aux scientifiques.
Je ne m’attendais pas à beaucoup d’insectes, mais peut-être pas à aussi peu.
Je ne m’attendais pas à beaucoup d’insectes, mais peut-être pas à aussi peu.
Samuel Paitreault
Samuel Paitreault fait partie de ceux qui ont accepté de participer à une expérience très sérieuse, menée au moyen d’une application. Après avoir nettoyé sa plaque d’immatriculation, le jeune homme prend la route, et pourra ainsi calculer combien d’insectes vont s’y coller pendant son trajet. Des données cruciales pour les scientifiques. « C’est un peu conduire en se sentant utile. Parce que finalement, conduire, des fois, on fait juste un trajet d’un point A à un point B et puis là, on se rend utile »
, affirme Samuel au micro de TF1, « en récoltant des données pour des personnes qui, après, peuvent les traiter et les analyser »
.
Arrivé à destination, le conducteur compte les victimes sur sa plaque d’immatriculation. Seulement trois moucherons, sur 50 kilomètres parcourus. « Je ne m’attendais pas à beaucoup d’insectes, mais peut-être pas à aussi peu »
, s’étonne Samuel. Compter le nombre d’insectes sur sa plaque peut faire sourire, mais cette enquête est menée par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) d’avril à octobre.
On va pouvoir voir comment varie notre stock d’insectes.
On va pouvoir voir comment varie notre stock d’insectes.
Grégoire Loïs, directeur adjoint de Vigie Nature au Muséum national d’Histoire naturelle
L’objectif est d’obtenir le maximum de prélèvements partout en France, et de les comparer d’une année sur l’autre. « On n’avait pas de programme aussi simple, aussi efficace et aussi large spectre sur l’ensemble de la France pendant une période aussi longue, on va pouvoir voir comment varie notre stock d’insectes »
, explique Grégoire Loïs, directeur adjoint de Vigie Nature au MNHN.
En Angleterre, un programme analogue existe depuis 5 ans, et montre une baisse annuelle de 20 % du nombre d’insectes. Un résultat alarmant pour le scientifique du Muséum. « Toutes les conséquences pour la biodiversité de cet
effondrement des populations d’insectes
, elles sont assez terribles »
, rappelle-t-il.
Car les insectes jouent trois rôles essentiels. Ils pollinisent 80 % des plantes, constituent une nourriture pour les oiseaux et autres prédateurs, et servent à dégrader nos déchets organiques. Sur les 39 millions d’automobilistes en France, les chercheurs espèrent 1 à 2 millions de participants pour mener l’étude la plus précise possible. Si vous êtes intéressé, il suffit de télécharger l’application Bugs Matter
sur votre téléphone.











