- L’auto-sabotage peut compromettre nos objectifs à long terme, qu’ils soient personnels ou professionnels.
- Il trouve souvent ses racines dans la peur ou des traumatismes passés.
- Comprendre et travailler sur ces comportements est essentiel pour avancer avec bienveillance.
On dit souvent que nous sommes notre propre ennemi et que nos actions peuvent, de manière inconsciente, nous nuire. C’est ce qu’on appelle l’auto-sabotage, c’est-à-dire ce comportement qui compromet la réalisation d’un objectif à long terme, que ce soit la consolidation d’une relation amoureuse ou l’aboutissement d’un projet professionnel. Pour la psychologue et docteure en psychologie, Nawal Mustafa, cette action « empêche d’atteindre vos objectifs, nuit à votre bien-être ou entrave votre développement
« . Elle écrit dans une publication Instagram (nouvelle fenêtre) qu’il « s’agit d’un acte de trahison de soi qui consiste à se convaincre que l’on ne veut pas vraiment les choses dont on sait (au fond de soi) qu’elles nous seraient bénéfiques
« .
Cet auto-sabotage trouve parfois son origine dans une peur liée à un traumatisme (nouvelle fenêtre) ou un échec. Il « pourrait très bien être motivé par des objectifs et des adaptations inconscients qui, par le passé, nous ont sauvé la vie ou, à tout le moins, ont préservé notre santé psychologique. Ce que nous qualifions aujourd’hui de comportement inadapté ou de prophétie autoréalisatrice était, à une époque, une stratégie de survie
« , souligne la docteure en philosophie Valentina Stoycheva, dans Psychology Today
(nouvelle fenêtre).
Si on pense à la procrastination, l’alimentation émotionnelle (nouvelle fenêtre), l’automédication, les difficultés à s’attacher, d’autres comportements trahissent les tendances à l’auto-sabotage.
Penser trop au futur, trouver des excuses pour justifier…
La docteure en neurologie a justement listé les attitudes et les actions qui sont liées à ce comportement. Lesquelles ? Penser trop au futur ou s’accrocher au passé empêche d’être ancré dans l’instant présent et est une manifestation de l’auto-sabotage, tout comme le fait d’être persuadé que vous ne méritez pas les bonnes choses qui vous arrivent ou de trouver des excuses pour des mauvaises habitudes. Les croyances négatives sur vous-mêmes trahissent une faible estime de soi et vous poussent à prendre de mauvaises décisions. Par ailleurs, elles vous incitent à rester dans des relations (amoureuses, amicales, professionnelles) qui impactent négativement votre santé mentale.
Le manque de confiance en soi est aussi un carburant de l’auto-sabotage et il vous empêche non seulement de dire « non » à des situations qui vous épuisent, mais il vous empêche également de sortir de votre zone de confort. Enfin, il peut aussi se manifester dans la manière de communiquer ou justement de ne pas communiquer : mettre des limites, afficher ses besoins et ses attentes.
Pour sortir de l’auto-sabotage, il est important d’apprendre à reconnaître ces schémas, de les comprendre et de les aborder avec « moins de jugement et plus de bienveillance envers nous-mêmes
« , estime Valentina Stoycheva. Dans certaines situations, prendre conscience de comportements inconscients et les modifier est un travail difficile. Aussi, il peut être bénéfique de consulter un thérapeute ou un spécialiste de la santé mentale pour aller de l’avant, travailler sur ses croyances limitantes, son estime et sa confiance en soi.














