- Le nombre de vols d’engins de chantier a doublé en un an selon une étude publiée ce mercredi.
- Un fléau qui désempare les entreprises.
- Regardez ce reportage du JT de TF1.
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Le 13H
C’est un véritable fléau pour les professionnels du BTP. Sur les images de caméra de vidéosurveillance, comme celles que montre le reportage du JT de TF1 ci-dessus, les mêmes scènes se répètent. En quelques secondes seulement, souvent à la faveur de la nuit, des malfaiteurs se glissent dans un engin de chantier, réussissent à le faire démarrer puis prennent la fuite. C’est ce qui est arrivé à Julien Bonnet, co-gérant de VB Home, dans la Sarthe : « C’est un gros bébé qui fait au moins 5 mètres par 2,50 mètres, qui pèse plusieurs tonnes. D’arriver le matin et de ne plus le voir là où je l’avais mis, c’était quand même… je n’étais pas bien »,
raconte-t-il face à notre caméra.
Ce vol met en difficulté financière son entreprise. Le véhicule était en effet en location, et Julien Bonnet n’avait pas pris d’assurance. Impossible pour lui de rembourser les 18.000 euros de franchise. « Si on paye les 18.000 euros, on va mettre l’entreprise dans une ultra-difficulté. Je veux dire, on est une petite société, on n’est que deux. Je pense que les calculs ne sont pas compliqués à faire… »,
déplore-t-il.
Hausse de 108% du risque de vol
Depuis plusieurs mois, les vols d’engins de chantier sont de plus en plus récurrents. Entre 2024 et 2025, leur nombre a doublé. Quant au risque de vol pour l’ensemble des véhicules professionnels, celui-ci a augmenté de 108%, selon le baromètre (nouvelle fenêtre) annuel des vols et de la récupération après-vol dans le secteur du BTP, publié ce mercredi, réalisé par YouGov pour le fabricant d’équipements connectés et de service de géolocalisation Coyote.
En moyenne, cela coûte très cher aux entreprises visées, avec 45.000 euros de préjudice en moyenne. « Au-delà de la perte matérielle, le vol engendre des pertes d’exploitation significatives : interruption des chantiers, impossibilité d’assurer les prestations, retards de livraison ou encore désorganisation des équipes »
, alerte l’entreprise Coyote. Au total, cela représente ainsi une perte d’exploitation d’un montant de 85.000 euros en moyenne.
Les pelleteuses, cible numéro 1
Les pelleteuses sont les plus ciblées, viennent ensuite les utilitaires (+ 37% en un an) et les poids lourds. Les outillages, le carburant, les matériaux de construction et les groupes électrogènes sont également volés.
« L’intérêt de voler une pelleteuse ou une mini-pelle ou un tractopelle, c’est qu’il y a une demande en face. De la même façon qu’on peut imaginer pour des véhicules particuliers une demande sur le marché de l’occasion, il y a aussi un marché de l’occasion pour les professionnels, pour les engins de chantier. Mais pas forcément en France, ça peut être dans des territoires un peu plus lointains »
, détaille auprès de TF1 Stéphane Curtelin, directeur marketing et produits chez Coyote. Ils sont ainsi envoyés vers les pays d’Europe de l’Est ou au Portugal, pour être utilisés directement ou en pièces détachées.




