- Près de 2.000 personnes ont été interpellées jeudi dans le cadre du mouvement de blocage des lycées, selon le ministère de l’Intérieur.
- Laurent Nuñez a condamné « une violence débridée », décomptant 305 policiers et gendarmes blessés en une journée.
- Au total, « 1.027 établissements », sur environ 3.700 lycées en France, « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages ».
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Lycées, facs… le mouvement de contestation prend de l’ampleur
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Des chiffres en hausse. Dans le cadre du mouvement de blocage des lycées, qui s’étend et se durcit, 1.949 personnes ont été interpellées jeudi 1er octobre, essentiellement pour atteinte aux personnes dépositaires de l’autorité publique, violences et attroupements, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Alors que la place Beauvau a décompté 305 policiers et gendarmes blessés au cours de la journée, le ministre Laurent Nuñez a condamné « avec la plus grande fermeté cette violence débridée »
.
Citant notamment les jets de mortiers d’artifice, les incendies de bâtiments publics, le pillage de magasins, Laurent Nuñez a également constaté « une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes mais présente désormais toutes les caractéristiques d’une situation de violences urbaines »
.
1.027 lycées concernés jeudi, dont 222 blocages
Au total, « 1.027 établissements »
, sur environ 3.700 lycées en France, « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages »
, selon les chiffres de Beauvau. Des établissements scolaires ont été dégradés sur tout le territoire, notamment à « Nice, à Dijon, à Besançon, à Valence, à Toulouse, à Bordeaux, à Montpellier, à Rennes, à Saint-Étienne, à Orléans, à Strasbourg ou à Rouen »
. À Nantes, le hall d’entrée du lycée Nelson-Mandela « a été incendié »
, a ajouté le ministère.
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a affirmé sur France 2 que « 235 personnes côté Éducation nationale ont été blessées »
: « 65 personnels »
, ce qui n’est « jamais arrivé »
, et « 170 élèves »
. « C’est clairement une entreprise d’attaque et de destruction du service public de l’éducation : les gens qui sont là tirent sur les établissements, (font) des incendies, s’en prennent aux personnels »
, a encore déclaré le ministre. Il a également annoncé qu’« un peu plus de 400 établissements seront fermés demain »
, vendredi 2 octobre, et les cours seront assurés à distance.



