Avec notre envoyée spéciale à Tibnine, Amélie David
Alors qu’un drone israélien bourdonne au-dessus de l’hôpital de Tibnine, l’établissement porte encore les stigmates du conflit. « Nous avons besoin de reconstruire, de réparer les bâtiments, de remplacer les équipements détruits et d’apporter un soutien psychologique au personnel qui est resté ici », explique le chef des urgences, le docteur Samir Sweidan. Il rappelle que 17 frappes ont eu lieu à proximité de l’hôpital. « Certains employés ont été blessés pendant les bombardements, y compris des médecins », ajoute-t-il.
À une trentaine de kilomètres de là, à Tyr, l’hôpital Hiram a lui aussi payé un lourd tribut. Deux infirmiers ont été tués et plusieurs autres membres du personnel ont été blessés.
« Heureusement, cette période est passée. Maintenant, nous essayons de nous reconstruire, de nous remettre aussi sur le plan émotionnel », confie Bilal Qteish, infirmier en chef. Il insiste sur les besoins encore importants du personnel : « Ils ont besoin d’une prise en charge psychologique. Beaucoup rencontrent aussi des difficultés financières. Certains ont même perdu leur voiture simplement parce qu’ils venaient travailler. »
Entre les vitres brisées, les équipements détruits et les traumatismes encore bien présents, la guerre continue de peser sur le quotidien des hôpitaux du sud du Liban.
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