mercredi, juillet 1

  • Dix personnes, dont trois femmes, soupçonnées d’avoir attaqué des distributeurs automatiques de billets par explosion au gaz en France ont été interpellées fin juin.
  • Huit d’entre elles, dont la majorité conteste les faits, ont été mises en examen.
  • Le préjudice a été évalué pour l’heure à 800.000 euros.

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Ils ont été surveillés pendant des mois. Entre décembre 2024 et décembre 2025, les services d’enquête de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante et de la section de recherche de gendarmerie de Pau ont repéré deux équipes structurées se livrant à des attaques de distributeurs automatiques de billets par explosion au gaz. 

« Entre septembre 2024 et novembre 2025, au moins six faits au préjudice de divers établissements bancaires des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, du Finistère et de l’Essonne ont été constatés ainsi par les gendarmes. Le préjudice financier a été évalué, à ce jour, à environ 800.000 euros, dont plus de 200.000 euros de numéraires soustraits par l’équipe de malfaiteurs », rapporte le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, dans un communiqué. 

Repérages, véhicules sportifs, bouteilles d’oxygène

Le mode opératoire était toujours le même avec « des repérages en amont, le recours à des véhicules sportifs et à des bouteilles d’oxygène et d’acétylène volées, l’injection d’un mélange gazeux au niveau des distributeurs automatiques de billets avec le savoir-faire d’un artificier, la récupération du numéraire et l’incendie du véhicule utilisé pour la commission des faits », relate le magistrat. 

Le 23 juin 2026, un vaste coup de filet a été opéré par les gendarmes en Bretagne, dans le Sud-Ouest, dans la Sarthe et à Marseille. Ces interventions ont permis les interpellations de dix personnes , âgées de 23 à 54 ans, dont trois femmes. Toutes sont de nationalité française, « majoritairement sans emploi et déclarant vivre des minimas sociaux ». 

Talkies-walkies, armes, gilets pare-balles…

Au cours des perquisitions menées à différents endroits, les enquêteurs ont découvert quatre armes d’épaules, cinq armes de poing, deux gilets pare-balles, 1.500 euros en numéraire, des pierres précieuses, environ 200 grammes d’or, des talkies-walkies outre un pistolet à impulsion électrique.

À l’issue des gardes à vue, huit des dix interpellés ont été mis en examen pour « vols en bande organisée, destruction en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes, fabrication d’engin explosif ou de produit explosif, association de malfaiteurs criminelle et blanchiment aggravé ». Cinq d’entre eux ont été écroués. La majorité conteste les faits qui leur sont reprochés.

« Les investigations vont se poursuivre à la fois au niveau technique concernant l’ensemble des éléments saisis au cours des perquisitions et au niveau financier afin de capter les avoirs criminels générés par ces attaques de distributeurs automatiques de billets », précise le procureur.

Aurélie SARROT

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