- Le président américain s’exprime à la tribune de l’ONU ce mardi à 15h45.
- Son discours de l’année dernière avait été particulièrement critique et agressif.
- À quoi peut-on s’attendre cette année, alors que Donald Trump semble enlisé en Iran et impuissant sur l’Ukraine ?
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Le sommet annuel de l’ONU démarre ce mardi 22 septembre avec un discours attendu de Donald Trump, à suivre en direct sur LCI à partir de 15h45. Le président américain se veut de longue date le pourfendeur de l’institution, qu’il accuse d’être incapable de résoudre les conflits dans le monde. Mais au moment où lui-même semble enlisé dans sa guerre en Iran, déclenchée sans concertation de la communauté internationale, ni même de ses alliés historiques, sa position est plus délicate.
En 2025, un discours très offensif
L’an dernier, l’exposé du président américain à la tribune de l’Assemblée générale avait consisté en une attaque en règle des Nations unies, accusées d’immobilisme quand lui se targuait d’avoir mis fin à « sept guerres en quelques mois »
, un bilan autoproclamé pour lequel il revendiquait le prix Nobel de la Paix (et qu’il porte désormais à huit).
Tempêtant contre un escalator qui était tombé en panne à son arrivée, il avait également fustigé la politique migratoire des pays européens et renouvelé ses dénégations sur le changement climatique, « la plus grande arnaque »
de l’Histoire. Cette fois, Donald Trump s’exprimera alors qu’il peine à s’extraire du conflit qu’il a lancé aux côtés d’Israël contre l’Iran en février dernier, une guerre qui affecte l’économie mondiale, en paralysant la distribution mondiale du gaz, du pétrole et des dérivés de celui-ci.
Sur la scène politique intérieure, le président américain est également en difficulté à l’approche des élections de mi-mandat en novembre prochain, confronté à une impopularité croissante alimentée en grande partie par la hausse du coût de la vie.
L’accord sur le Groenland vu comme une victoire
On peut supposer cependant que le champion de « l’Amérique d’abord »
ne manquera pas de se féliciter de l’accord tout juste signé avec le Danemark sur l’avenir du Groenland – qui fera l’objet d’une cérémonie de signature officielle juste après son discours. Un dossier qu’il avait lui-même ouvert, provoquant une crise majeure avec les Européens, lorsqu’il avait menacé de rattacher ce territoire autonome danois aux États-Unis.
Le président américain n’oubliera sans doute pas non plus d’évoquer le Venezuela, juste avant le tête-à-tête prévu avec sa présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui gouverne sous forte pression américaine depuis la capture de Nicolas Maduro par Washington en janvier dernier.
Un « faiseur de paix » très belliqueux
« Cette année, nous nous attendons davantage à un contraste entre, d’un côté, Donald Trump annonçant et célébrant son bilan de faiseur de paix et, de l’autre, la défense des opérations militaires qu’il mène actuellement à travers le monde »
, a prédit auprès de l’AFP Daniel Forti, directeur des affaires onusiennes à l’International Crisis Group.
Selon l’ambassadeur américain à l’ONU, il faut également s’attendre à ce que Donald Trump vilipende le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, dont un récent rapport évoque de possibles crimes de guerre de militaires américains en Iran. Mike Waltz pense aussi que le président américain exaltera l’importance de la « souveraineté nationale »
, en fustigeant les instances onusiennes « hors de contrôle »
que serait par exemple la Cour criminelle internationale.
Le milliardaire républicain devrait aussi rencontrer dans la journée le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, alors que la guerre déclenchée par Moscou en février 2022 s’est intensifiée ces derniers mois. Une « guerre ridicule et sans fin »,
qui « doit être arrêtée »
, a-t-il récemment tempêté, alors que le candidat Trump promettait d’y mettre fin « en moins de 24 heures »
.

