- Une religieuse française de 48 ans a été violemment attaquée mardi à Jérusalem, près du mont Sion.
- Un homme de 36 ans a depuis été placé en garde à vue par la police israélienne, tous les mobiles étant examinés, dont celui d’un acte à caractère nationaliste.
Des images particulièrement violentes. Dans une vidéo diffusée par la police israélienne, on aperçoit une religieuse marcher paisiblement, lorsqu’un homme surgit par derrière et la pousse violemment, la projetant au sol. Il s’éloigne alors quelques instants, puis revient lui asséner un coup de pied. C’est un touriste israélien qui finit par s’interposer et met fin à l’agression. Les faits se sont produits mardi après-midi près du tombeau de David, sur le mont Sion, adjacent à la vieille ville de Jérusalem.
תקיפת הנזירה אתמול באזור קבר דוד בירושלים – שוטרי מרחב דוד איתרו את החשוד (36) ועצרו אותו בחשד לתקיפה ממניע גזעני >>> pic.twitter.com/agRpznR84X — משטרת ישראל (@IL_police) April 30, 2026
La victime, une religieuse catholique française (nouvelle fenêtre) de 48 ans, est chercheuse à l’École biblique et archéologique française (EBAF) de la ville. « Nous remercions les personnes qui sont venues en aide à notre sœur lors de l’attaque dont elle a été victime
, a réagi sur X le père dominicain Olivier Poquillon, directeur de l’institution scientifique. Le fléau de la haine est un défi commun »
.
Si la chercheuse n’a été que légèrement blessée, précise le religieux, « elle reste très choquée »
. Une photo diffusée par la police israélienne la montre ainsi, visage flouté, portant une trace violacée à la tempe.
Un suspect arrêté
Depuis, un homme de 36 ans a été placé en garde à vue mercredi : la police israélienne (nouvelle fenêtre) a indiqué examiner « tous les mobiles possibles »
. Sur la vidéo de son arrestation, on entend notamment un agent signaler en hébreu au suspect qu’il est soupçonné « d’agression ayant entraîné des blessures et motivée par un mobile nationaliste »
.
Le consulat général de France à Jérusalem a de son côté « fermement »
condamné l’agression, et demandé que son auteur « soit traduit en justice »
. Le ministère des Affaires étrangères israélien a lui aussi fustigé une « attaque abjecte »
, assurant « qu’Israël demeure engagé à protéger la liberté de religion et de culte pour toutes les confessions »
.
L’agression s’inscrit surtout dans un contexte de hausse du nombre d’actes antichrétiens en Israël, « avec des insultes, des crachats de la part d’extrémistes visant des religieux en habit au quotidien »
, analyse une source diplomatique européenne à nos confrères de l’AFP. « Mais là on atteint un autre niveau. »
La faculté de lettres de l’Université hébraïque de Jérusalem a elle aussi condamné une agression qui « fait partie d’une tendance préoccupante d’hostilité croissante contre la communauté chrétienne »
. Olivier Poquillon de son côté, a indiqué que l’École biblique suivra « avec attention la procédure judiciaire au civil comme au pénal »
.











