- Le géant de l’e-commerce a annoncé mardi renforcer sa présence en France.
- Amazon va investir 15 milliards d’euros sur trois ans, censés créer 7.000 emplois.
- Cet investissement est « le plus gros » dans le pays face aux plateformes asiatiques qui chamboulent le marché.
C’est « le plus gros »
investissement en France d’Amazon. Le géant américain de l’e-commerce a annoncé mardi 5 mai investir plus de 15 milliards d’euros sur trois ans dans l’Hexagone, censés créer près de 7.000 emplois en CDI, selon un communiqué de presse transmis à l’AFP. Ces montants seront injectés dans la construction de nouveaux sites logistiques, le développement des capacités de cloud et d’intelligence artificielle ainsi que la consolidation du réseau existant, a précisé Amazon.
Ouverture prochaine de quatre centres de distributions
« Les créations d’emplois débuteront dès 2026, avec l’ouverture prochaine de trois centres de distribution »
, selon le logisticien : 1.000 CDI seront créés à Illiers-Combray (Eure-et-Loir), 1.000 également à Beauvais (Oise), et 3.000 autres à Colombier-Saugnieu (Rhône). L’un des plus grands sites logistiques de l’entreprise en Europe sera également ouvert fin 2027 à Ensisheim (Haut-Rhin), entraînant la création de 2.000 CDI, a indiqué Amazon.
Ces investissements se traduiront « par des livraisons plus rapides, un choix plus large et des prix bas accessibles partout en France et une empreinte environnementale réduite grâce à un réseau logistique de proximité »
, a déclaré Jean-Baptiste Thomas, directeur général d’Amazon en France, cité dans le communiqué publié mardi soir. Ils « bénéficieront directement aux territoires, avec plus de 7.000 emplois en CDI créés, et aux entreprises françaises qui s’appuient sur notre place de marché, nos technologies, et nos solutions cloud et d’IA pour se développer »
, s’est-il encore réjoui.
Depuis quelques années, Amazon fait face à une féroce concurrence venue d’Asie et notamment des plateformes chinoises AliExpress, Temu ou Shein. Ces acteurs extra-européens agitent le monde de l’e-commerce traditionnel avec des produits bas de gamme, dont certains sont non conformes et dangereux. Ils sont en outre accusés de ne pas suffisamment investir en France ni d’y créer des emplois ; là où Amazon insiste régulièrement sur sa contribution fiscale et rappelle avoir investi plus de 30 milliards d’euros dans le pays depuis 2010.











