mercredi, août 5

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault

Le quotidien allemand Tageszeitung résume la situation avec une Une montrant un bateau échoué sur un banc de sable. Le journal titre : « Les fleuves au niveau de Merz », une référence à l’impopularité du chancelier allemand, aussi historique que le niveau exceptionnellement bas des voies fluviales. Au goulet d’étranglement de Kaub, un nouveau record négatif a été enregistré mardi, avec seulement 24 centimètres d’eau.

Pour Simon Gerards Iglesias, de l’Institut de conjoncture économique de Cologne (IW), la situation est particulièrement préoccupante pour les entreprises implantées le long du Rhin. « C’est particulièrement important pour les entreprises dont les sites sont le long du Rhin. Ce sont des industries qui ont des difficultés d’approvisionnement. Avec le faible niveau de l’eau, le transport se renchérit car il faut plus de bateaux moins chargés pour transporter les mêmes quantités ; et il n’y a pas d’alternative », explique-t-il.

Des surcoûts pour les entreprises

Près de 80% du transport fluvial en Allemagne s’effectue sur le Rhin, qui dessert plusieurs régions très industrialisées. Le coût du transport entre Rotterdam, aux Pays-Bas, et Karlsruhe, en Allemagne, atteignait lundi 150 euros par tonne, contre 45 euros à la fin du mois de juin. Ces surcoûts et les difficultés pour les entreprises pourraient avoir des conséquences négatives sur la croissance au troisième trimestre.

À ces conséquences économiques s’ajoute une crise écologique. Le réchauffement des fleuves a des effets négatifs sur la faune et la flore. Face à cette situation, le nouveau ministre allemand des Transports a convoqué une réunion de crise avec les acteurs du secteur, prévue ce mercredi 5 août.

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