Ils viennent de RDC, d’Éthiopie, du Rwanda ou de Somalie. Parmi ces étrangers qui s’étaient réfugiés dans le centre religieux de Durban, il y avait des femmes et des enfants. Pendant l’évacuation, certains ont collé leurs papiers d’identité contre les vitres du bus, preuve de leur légitimité à être sur le territoire sud-africain. À l’entrée du centre, des dizaines de militants anti-immigration ont applaudi l’évacuation et scandé : « Dehors ! »
Raphael Bahebwa est un demandeur d’asile. Sur TikTok, il témoigne : « C’est comme si je n’étais pas humain. » Un autre raconte : « J’ai fui la guerre dans mon pays, et pourtant, je ne trouve pas la paix en Afrique du Sud. » Face à la montée des violences anti-migrants, ils avaient choisi de se réfugier au centre chrétien Diakona, par peur du groupe March and March.
Ce groupe, basé à Durban, a organisé une grande marche anti-migrants mercredi 21 mai. Ces membres affirment que les migrants sont responsables de la criminalité dans la région. March and March a fixé au 30 juin la date limite pour que les ressortissants étrangers sans papiers quittent le pays. Un ultimatum soutenu par aucune autorité légale, à six mois des élections locales.
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