- Un accident mortel est survenu au Conquet (Finistère), le jeudi 14 mai lors d’une sortie de longe-côte.
- Cette activité, qui consiste à marcher le long du littoral en étant immergé jusqu’à la taille, n’est pas sans risque.
- Son créateur, Thomas Wallyn, en détaille les règles de sécurité sur TF1.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Après l’accident mortel au Conquet (Finistère) le jeudi 14 mai, des questions se posent autour de la pratique du longe-côte. Deux marcheurs sont ainsi morts noyés lors d’une séance de cette marche en mer alors qu’ils faisaient partie d’un groupe. L’activité nécessite de respecter des consignes de sécurité précises.
Tout d’abord, elle ne doit jamais se pratiquer seul. « Il faut toujours partir avec des groupes et des encadrants formés, c’est très important
« , explique au micro d’une équipe de « Bonjour ! La Matinale TF1 », le concepteur de ce sport, Thomas Wallyn, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Parmi les règles à respecter, et outre le fait qu’il est nécessaire d’être vêtu d’une combinaison et équipé d’une bouée, il faut également s’assurer de garder le niveau de l’eau au-dessus du nombril. « C’est surtout par rapport aux contraintes articulaires. Quand on est en dessous du nombril, c’est très compliqué. Il y a des contraintes trop fortes
« , poursuit le créateur du longe-côte.
Et de conclure : « Quand on est au-dessus de la poitrine, il y a un effet flottaison qui fait qu’on n’est pas spécialement bien accroché au sol. Il y a une bonne zone d’évolution qu’on appelle le BNI
(pour « Bon Niveau D’immersion », ndlr). »
La résistance de l’eau crée un déséquilibre « qui ne peut être compensé par le longeur si lui-même n’évolue pas au niveau de son centre de gravité (situé au niveau du nombril) »
, note la Fédération française de randonnée (nouvelle fenêtre). « Au-dessus du BNI, le corps – trop immergé – est soumis à un effet « bouchon » qui tend à le faire courir et sautiller. (…) En deçà du BNI, le longeur évolue encore moins dans cette zone de confort. Il se soumet à de trop fortes pressions qui peuvent l’endommager sur le plan articulaire et musculaire »
.
À noter que les participants à cette activité sont équipés d’un téléphone de sécurité, d’une pochette, de couteaux pour couper d’éventuels filets de pêche et de bouées de sauvetage en cas d’urgence.




