- Donald Trump a confirmé, mardi 3 novembre, de nouvelles frappes contre un système antiaérien en Iran.
- Après plusieurs déclarations contradictoires du président américain, les négociations entre Washington et Téhéran semblent patiner.
- « Je serais surpris que la diplomatie prévale », admet sur LCI Georges Malbrunot, grand reporter au « Figaro » et spécialiste du Moyen-Orient.
Un jour, Donald Trump affirme qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran. Dès le lendemain, il ordonne une frappe contre une infrastructure et menace son adversaire de lui « donner un coup de massue »
.
Dans ce contexte de tensions croissantes, le Qatar multiplie les consultations avec les deux parties afin d’éviter une escalade du conflit.
Ces négociations sont « intenses »
, explique sur LCI Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro
. Mais le spécialiste du Moyen-Orient ne s’attend pas à ce que « la diplomatie prévale »
. « Je serais surpris. L’Iran n’a probablement pas envie de faire ce cadeau à Donald Trump. Il cherche au contraire à ce qu’il morde la poussière et à voir les États-Unis affaiblis »
, estime-t-il.
De son côté, le Pentagone a-t-il réellement les moyens de mener une offensive massive contre Téhéran ? Une telle opération risquerait d’embraser davantage la région. « Ça risque de mettre le Moyen-Orient encore plus à feu et à sang. En particulier les alliés américains du Golfe, extrêmement inquiets »
, assure Georges Malbrunot. Et de poursuivre : « Le grand drame dans cette affaire, c’est que l’un comme l’autre ont la conviction qu’ils vont gagner. Or, ni l’un ni l’autre ne peut gagner. »

