- Plus de 500 passagers voyageaient à bord des deux trains qui se sont percutés ce mercredi au sud de Madrid.
- Certains ne savent pas si leurs proches ont survécu, le bilan définitif n’est pas établi.
- Le 20H de TF1 a recueilli le témoignage de plusieurs rescapés.
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Collision mortelle entre deux trains à grande vitesse en Espagne
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Ils sont blessés mais ils sont en vie. Valise à la main, regard hagard, les rescapés tentent de reprendre leurs esprits. Mercredi, deux trains à grande vitesse se sont retrouvés sur la même voie dans la région de Tolède, en Espagne. La collision, rarissime, a provoqué la mort d’au moins 68 personnes. « Heureusement cela s’est produit pendant que nous prenions un café dans le wagon bar, sinon je voyageais dans la voiture numéro 7, celle qui compte le plus de victimes et qui est la plus détruite »
, raconte Rafael Barcelo, avec une plaie visible sur le front, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article.
On a entendu un bruit sourd (…) : le train avait déraillé
On a entendu un bruit sourd (…) : le train avait déraillé
Un passager rescapé de l’accident
Tous peinent à réaliser l’accident qu’ils viennent de vivre, tant il paraît impensable. Un autre passager a pu filmer : on y voit l’un des trains en équilibre entre la voie et le fossé attenant, près à tomber au milieu du champ qui borde la voie. « Moi j’étais à l’arrière, on a à peine senti le choc. On a entendu un bruit sourd et compris que le train avait déraillé. Mon Dieu, c’est tellement grave »,
souffle l’homme, smartphone à la main.
Il y a ceux qui partent vers les hôpitaux les plus proches et ceux qui arrivent à la recherche de leurs proches. « Je suis venue de Madrid, car mon mari était dans le train qui est parti de Madrid à 8h ce matin en direction de Séville et nous nous sommes précipités ici dès que nous avons appris la nouvelle. Mais personne ne nous dit rien, je ne sais rien »,
témoigne une femme, émue, devant notre caméra.
Confusion autour des lieux de l’accident
Les blessés légers sont transférés vers un gymnase non loin de là. Jhoander Vasca, l’arcade sourcilière en sang, décrit son état de choc : « J’étais en train de dormir et quand je me suis réveillé, j’étais en train de voler et je me suis cogné contre les sièges. (…) Sur le coup, je suis resté là
sans bouger
. J’ai rassemblé mes affaires, j’ai essuyé le sang et je remercie Dieu d’être encore en vie »
. De l’autre côté de la ville, les proches de victimes de l’accident sont regroupés dans une école à la recherche d’un époux ou d’une sœur, dans une certaine confusion.
Même scène devant les hôpitaux de Tolède, où des dizaines de personnes espèrent des nouvelles. « On est presque sûr que notre ami est vivant, il n’est pas sur la liste des personnes décédées. On nous a dit qu’il a peut-être été transporté par hélicoptère, et qu’il n’a probablement pas encore été identifié car la priorité c’est de l’opérer et vu tout le chaos qu’il y a ici ça me paraît normal »
, déclare un jeune homme, inquiet, devant l’hôpital.
Les autorités espagnoles demandent aux familles sans nouvelles de leurs proches de fournir leur ADN afin de faciliter l’identification des victimes. Le bilan définitif n’est, à ce stade, pas encore connu.
Louan DENIEL | Reportage TF1 : Marine BROSSARD, Victoria DAVID, Bénédicte LE CHATELIER

