- Environ 300 traverses de chemin de fer en bois, qui devaient servir à prolonger la voie ferrée d’un train touristique, ont été dérobées dans le Doubs.
- Qui peut être intéressé par un tel butin ?
- Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.
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Le 20H
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« Sur ce wagon, voilà, ils nous ont tout pris
« . Méline Viennet, présidente de l’association du train touristique le Coni’fer, accuse le coup. De nombreuses traverses en bois qui devaient prolonger la voie ferrée et permettre à ce petit train de poursuivre son parcours se sont volatilisées. Au total, 8.000 euros de perte, et il est impossible de démarrer le chantier. « Ce sont des matériaux qui sont très compliqués à trouver
, se désole-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. Ce sont des marchés qui sont réglementés avec des usages spécifiques pour le ferroviaire, et on ne trouve pas ça en claquant des doigts
« .
Sur un millier de traverses, 300 ont disparu. Chacune pesant 70 kilos, il est difficile de les déplacer sans gros moyens. C’est l’hypothèse que privilégie Guillaume Troutet, conducteur de train de l’association : « Un camion-grue qui aurait posé par exemple sa béquille de stabilisation ici, et laissé cette marque assez flagrante
, montre-t-il face à notre caméra. Ainsi qu’une marque de roue qu’on retrouve ici, qui montrerait que le camion serait venu se garer à côté, avec par exemple un grappin
« .
« Ça n’a pas été volé pour faire du bois de chauffage »
Mais aujourd’hui, le mystère reste entier. « Qui a bien pu faire ça ?
« , interroge Mélanie Viennet. « Qui en aurait l’utilité, surtout ?
« , ajoute Guillaume Troutet. Les 17 tonnes de traverses ont-elles été dérobées pour faire du bois de chauffage ? Improbable selon un producteur de cette source d’énergie interrogé face à notre caméra. « C’est impossible que ça ait été volé pour faire du bois de chauffage
, assure Jérôme Champreux. Déjà, c’est traité avec du goudron, avec des produits très toxiques. Et ça ne brûlera pas, c’est du chêne qui ne brûlera pas
« , poursuit-il, soulignant que « l’odeur qui va se dégager, c’est du poison
« .
Habituellement, ces traverses servent plutôt à la décoration. Notre équipe se rend chez un particulier qui en donne un exemple, une palissade qu’il a construite : « Ça a été fait avec des traverses de chemin de fer que j’avais rachetées
« . Le motif du vol semble évident. Une traverse se revend en moyenne 40 euros pièce. « Ça a été volé pour de la vente ou quelqu’un qui en avait besoin, qui voulait faire un gros aménagement ou quelque chose
« , estime Jérôme Champreux. Selon la gendarmerie, le butin aurait disparu entre février et octobre. Une enquête est ouverte.

