- Face au manque de médecins, le gouvernement envisage de mettre à contribution les professionnels de la médecine esthétique.
- Et d’instaurer un plafond de 30% de leur temps de travail pour ce type d’activité.
- Mais cette idée suscite la grogne des syndicats du secteur.
Quelque 85% des Français vivent dans un désert médical. Un chiffre auquel souhaite cette fois s’attaquer le gouvernement. Notamment en mettant à contribution les médecins esthétiques. Leur activité serait ainsi plafonnée à 30% de leur temps de travail.
Pour le reste, ils devront recevoir des patients pour des demandes de soins généralistes comme des rhumes ou des grippes. Un changement qui s’annoncerait radical pour Leslie Tordjmann. « J’ai en moyenne 90% de médecine esthétique »
, chiffre l’intéressée. « On est amené à effectuer des soins plus onéreux. Si on doit régresser sur la tarification de nos honoraires, on va devoir supprimer certains emplois. »
Récupérer ce temps thérapeutique pour lutter contre le manque de médecins serait une décision dangereuse, selon les syndicats. « Certains vont se tourner vers des gens qui ne sont pas diplômés. On nous contraint à réduire notre activité »
, lance Françoise Archambault, secrétaire générale du Syndicat national des médecins esthétiques. Aujourd’hui en France, 5.000 professionnels auraient une activité esthétique sur plus de 125.000 médecins libéraux.
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