- Emmanuel Macron a dressé vendredi un sombre tableau de la menace internationale.
- Et de ses impacts sur les prix des carburants et la situation économique.
- Une réponse aux oppositions qui réclame des aides plus importantes pour les Français.
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Budget : dernier examen périlleux
avant la présidentielle de 2027
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Une mise au point. Emmanuel Macron a dressé, vendredi 18 septembre, un sombre tableau de la menace « hybride » russe et de la crise des prix du carburant liée au conflit au Moyen-Orient, après avoir reçu les candidats à sa succession qui ont souvent déploré l’absence d’aides plus « massives » pour soutenir le pouvoir d’achat des Français.
Face à une colère sociale qui monte, à des appels à la mobilisation qui se multiplient et à des opposants qui reprochent au gouvernement de ne pas en faire assez pour aider les Français, le chef de l’État a martelé devant la presse que l’inflation énergétique était « due intégralement aux guerres et à la situation internationale »
que « nous subissons ».
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Minute par minute
MISE SOUS TUTELLE PAR LA RUSSIE
La France a appelé vendredi Moscou « à revenir » sur sa décision de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé, Auchan et l’ex-Leroy Merlin.
« L’un des facteurs qui a été pris en compte pour cette décision est le fait qu’il s’agit de pays inamicaux (…) qui sont actuellement impliqués de la manière la plus active possible dans des actions militaires contre notre pays » et « ont pris part aux frappes menées par le régime de Kiev contre nos infrastructures civiles et économiques », a justifié Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.
« La France dénonce la mise sous administration provisoire sans justification des filiales russes de plusieurs entreprises françaises et européennes », ont fait savoir les ministères des Affaires étrangères et de l’Economie dans un communiqué conjoint.
« Les mobilisations sociales sont toujours légitimes »,
mais « lorsqu’elles protestent contre les conséquences de phénomènes qui ne sont pas le résultat de l’action gouvernementale, elles disent une souffrance, mais elles produisent moins une solution »
, a-t-il ajouté depuis l’Élysée, appelant ses concitoyens à « rester unis ».
Il a demandé au gouvernement d’« évaluer »
et, si besoin, « adapter »
les aides ciblées pour compenser très partiellement la flambée du prix à la pompe. Le Premier ministre Sébastien Lecornu tiendra des réunions lundi qui pourraient déboucher sur de nouveaux dispositifs.
Mais Emmanuel Macron a prévenu que les finances publiques dégradées de la France lui liaient largement les mains. Il a donc longuement plaidé pour son action internationale visant à « traiter les causes »
de la hausse des prix (sécurisation des approvisionnements, recherche de nouvelles routes pour acheminer le pétrole depuis le Moyen-Orient, convocation d’un G7 sur l’énergie…), plutôt que de « dépenser le maximum d’argent »,
ce qui se traduit « soit en déficit accru, soit en impôts ».

