- Donald Trump a annoncé interdire l’accès de la Maison-Blanche aux chaînes CNN et MSNOW ainsi qu’à Politico.
- Une mesure qui doit entrer en vigueur « avec effet immédiat ».
- « D’autres médias propagateurs de fausses informations suivront », a menacé Donald Trump.
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Le second mandat de Donald Trump
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Une décision qui devrait susciter de nombreuses réactions. Sur son réseau Truth Social, vendredi 18 septembre, Donald Trump a annoncé interdire l’accès à la Maison-Blanche aux chaînes de télévision CNN et MSNOW (anciennement MSNBC), ainsi qu’au média en ligne Politico, « avec effet immédiat »
.
« Je suis fier d’annoncer qu’à compter de maintenant, je bannis les fausses informations de CNN, MSNOW et Politico (…) de la Maison Blanche en raison de leurs ‘reportages’ remplis de fausses informations ! Les médias ne devraient pas pouvoir écrire ou diffuser constamment des fictions et des mensonges lorsqu’ils couvrent le président des États-Unis, l’administration Trump pour les États-Unis d’Amérique. D’autres médias diffusant de fausses informations suivront »
, a menacé le républicain en ligne.
Peu de temps après son annonce, lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale relayé par l’AFP, Donald Trump s’est défendu d’avoir « le droit »
de bannir les médias qu’il ne juge pas « honnêtes »
. « Je pense que quelqu’un a le droit de les tenir à l’écart s’ils écrivent de fausses histoires tout le temps »
, a plaidé le 47ᵉ président américain, avant de conclure : « Notre pays doit avoir des informations honnêtes »
.
De son côté, CNN a estimé qu’une exclusion de ses journalistes de la Maison Blanche serait « une attaque illégale »
contre la liberté de la presse. De son côté, Politico a promis de « défendre vigoureusement »
ses droits.
Donald Trump vent debout contre la presse
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’en prend aux médias. Au cours de ses deux mandats, que ce soit sur les réseaux sociaux, devant les tribunaux ou encore verbalement, l’octogénaire a de nombreuses fois attaqué les journalistes dont la couverture de l’actualité ne lui convenait pas.
En novembre 2025, à bord de Air Force One, il ordonnait : « Tais-toi, la truie ! »
, à Catherine Lucey, journaliste de Bloomberg, alors qu’elle l’interrogeait sur son opposition à la publication de documents relatifs à l’affaire Jeffrey Epstein. Quelques mois plus tôt, en février 2025, le chef d’État américain bannissait Associated Press du Bureau ovale, après que l’agence de presse, pilier du journalisme américain, eut refusé d’adopter l’appellation « Golfe d’Amérique »
pour le golfe du Mexique.
L’impopularité de Donald Trump s’invite dans la campagne des « midterms »
L’annonce du locataire de la Maison-Blanche arrive à un moment où il affronte une grande difficulté politique. En effet, Donald Trump est de plus en plus impopulaire outre-Atlantique, à cause du coût élevé de la vie ou encore de la flambée des prix du carburant. Les Américains se montrent également particulièrement critiques sur sa décision de déclencher une guerre contre l’Iran, à l’issue plus incertaine que jamais.
Des choix qui pourraient faire perdre le contrôle des deux chambres du Congrès américain au Parti républicain à l’issue des élections législatives de mi-mandat, organisées en novembre. Donald Trump affirme pour sa part que les sondages sont faux.
Depuis l’investiture du 20 janvier 2025, la Maison Blanche a ouvert ses portes à des animateurs et créateurs de contenu alignés sur l’idéologie de Donald Trump, « Make America Great Again ». Le président américain entretient une relation paradoxale avec les médias. D’un côté, il multiplie les échanges impromptus avec les journalistes, et semble savourer l’attention médiatique dont il est entouré.
De l’autre, il n’a de cesse de critiquer les journalistes, qu’il a qualifiés « d’ennemis du peuple »
et qu’il accuse de trahison.

