Les remarques de Kiev sur la dangerosité du ciel russe ont été entendues. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a appelé, mercredi 2 septembre, tous ses membres à s’engager à « protéger les avions civils » des « risques » provenant des « zones de conflit ».
L’agence de l’ONU, basée à Montréal, a indiqué dans un communiqué « réitérer ses appels en faveur d’engagements renforcés de la part de tous les États membres afin de protéger les appareils civils contre tous les risques découlant des zones de conflit ».
Guerre en Ukraine : les drones russes traquent les civils, les « safaris humains » se multiplient
Selon l’OACI, « le risque que des appareils civils soient pris pour cibles ou pris dans des échanges de tirs est en augmentation » et il est donc « essentiel que les États membres évaluent la sécurité de l’espace aérien qu’ils contrôlent et prennent toutes les mesures appropriées ».
Cet appel, qui ne mentionne aucun pays en particulier, intervient le jour où l’organisation a été officiellement notifiée par l’Ukraine que l’espace aérien russe n’était « pas sûr ».
L’aviation civile n’a « pas sa place dans un ciel infesté de drones », selon Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait averti mardi que le ciel russe devenait « extrêmement dangereux » en raison des drones ukrainiens.
« L’Ukraine ne veut pas que des vies innocentes soient perdues. C’est pourquoi nous avertissons nos partenaires : les jours sûrs dans le ciel russe sont révolus », a-t-il déclaré, affirmant que si l’aviation civile n’était pas visée « en soi », elle n’avait « pas sa place dans un ciel infesté de drones ».
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Le chef de l’État ukrainien a affirmé qu’il s’agissait d’une réponse « juste » au « désir de la Russie de prolonger la guerre », l’accusant de « terreur contre les civils ».
Son homologue russe Vladimir Poutine lui a répondu qu’il s’agissait là d’une « déclaration de terrorisme d’État ».
Avec AFP

