- Alors que 64 départements français sont placés en alerte orange ou rouge pour risques de feux de forêt ce mardi, des milliers d’hectares ont déjà brûlé ces dernières semaines.
- Tous les paramètres sont malheureusement réunis, comme l’expliquent ces deux reportages du JT de TF1.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Dans la commune de Saint-Bonnet-Laval, en Lozère, le feu est fixé ce mardi, mais il reste sous surveillance après avoir brûlé 150 hectares. Après une nuit éprouvante, pour ne pas dire cauchemardesque, les habitants du hameau de Ligeac ont pu constater ce mardi matin toute l’étendue du désastre. La garrigue a été réduite en cendres et a laissé place à un décor apocalyptique. La maison d’Angélique a échappé de peu aux flammes.
Face à ce spectacle de désolation, la propriétaire ne peut contenir ses larmes. « Je ne pensais pas revoir ma maison »
, lâche-t-elle en sanglots dans le reportage du JT de 13H de TF1 visible en tête de cet article. « Moi qui voyais beaucoup de végétation, je ne vois plus rien, que du noir partout. Quelle horreur, mais quelle horreur »
, s’exclame-t-elle. Confinés chez eux, les habitants ont filmé l’avancée des flammes, impuissants.
Dans la Drôme, la préfecture a ordonné l’évacuation des habitants des communes de Montmaur-en-Diois et de Barsar. Les deux localités n’étaient pas directement menacées par les flammes mais se trouvaient dans l’axe de propagation d’un feu. « On a été évacués hier soir vers 21 heures, tout le village sauf la partie du bas »
, indique une habitante de Barsac interrogée face à notre caméra. On attend de savoir pendant combien de temps on ne peut pas rentrer chez nous. »
64 départements concernés par le risque d’incendie
Désormais, c’est toute la France qui est concernée par les risques d’incendie. La faute aux sécheresses et aux canicules répétées, des phénomènes liés au dérèglement climatique. Au total, 64 départements sont actuellement en alerte orange ou rouge pour les risques de feux de forêt. Même la moitié nord du pays, moins habituée à ces drames, est concernée, à l’instar du département de l’Essonne, au sud de Paris, où s’est rendue une de nos équipes ce mardi matin.
Dans cette caserne, les soldats du feu utilisent des technologies d’intelligence artificielle pour prévenir les risques d’incendie. « L’avantage principal, c’est de pouvoir intervenir très rapidement, puisque, à l’aide de ce traitement algorithmique, cela nous permet d’avoir une détection quasi immédiate »
, explique le colonel Rémi Capart, directeur du Service départemental d’incendie et de secours du département de l’Essonne (Sdis 91).
Pourquoi les feux se propagent-ils si rapidement ?
Dans les Pyrénées-Orientales, pas moins de 4.900 hectares sont partis en fumée en moins de 48 heures, du jamais-vu. Pourquoi les incendies se propagent-ils aussi vite ? Tout simplement, explique l’autre reportage du 20H de TF1 ci-dessous, diffusé lundi soir, parce que les seuils météorologiques, normalement reconnus comme critiques, sont déjà bien dépassés. Dans certaines régions, l’humidité dans l’air est tombée à 10%. Les températures dépassent largement les 30 degrés et le vent souffle parfois jusqu’à 40 km/h. C’est ce qui s’est passé à Lesdenon, dans le Gard, où 500 hectares ont été brûlés en seulement 8 heures.
Pourquoi les feux se propagent-ils aussi rapidement ?Source : JT 20h Semaine
01:56
Pourquoi les feux se propagent-ils aussi rapidement ?
« On a eu des propagations du feu jusqu’à 3 km/h, ce qui est énorme, et cela s’explique effectivement par les conditions météo de ces derniers jours qui sont très défavorables pour nous »
, explique le commandant Ludovic Billa, porte-parole du Service d’incendie et de secours du Gard (Sdis 30). À Lesdenon, l’incendie est fixé depuis lundi soir, mais il n’est pas encore éteint. « La végétation est très sèche, on a des braises tout autour, donc on a le combo parfait pour que le feu se réactive et reparte »
, précise le commandant Ludovic Billa.
La vague de chaleur du mois de mai et la canicule exceptionnelle du mois de juin ont aussi créé des conditions propices aux départs de feu. « On voit qu’avec le dérèglement climatique, les feux remontent significativement au nord. On voit là notamment des départs de feu en Bretagne ou dans le nord de la Loire qui montrent que cette activité de feu de forêt tend à se modifier considérablement »
, constate le lieutenant-colonel Frédéruc Harrault, porte-parole de la Sécurité civile. Dans certains départements comme le Gard, les pompiers dénombrent actuellement jusqu’à 30 départs de feu par jour.












