- La commune de Rodès, dans les Pyrénées-Orientales, est l’une des plus touchées par les incendies qui ravagent le sud de la France depuis plusieurs jours.
- Ce village de près de 800 habitants s’est retrouvé encerclé par le brasier.
- Des maisons, une entreprise et des voitures ont brûlé, et les pompiers luttent désormais contre les fumerolles.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Un village déserté, des maisons ravagées par les flammes et des pompiers toujours en action ce matin. « La difficulté ici sur cette commune de Rodes, ce ne sont plus les flammes mais bien ces fumerolles. Les pompiers sont mobilisés ici pour noyer les fumées »
, montre dans la vidéo en tête de cet article notre journaliste Robin Le Cornec. Objectif, neutraliser le moindre point chaud pour éviter toute reprise de feu et limiter les dégagements de fumée qui empêchent la progression des secours.
Ils ont pris l’eau dans la piscine, c’est ça qui a sauvé
Ils ont pris l’eau dans la piscine, c’est ça qui a sauvé
Chantal, habitante de Rodès
« Il va falloir au moins deux camions, avec plusieurs contenances de 13.000 litres et on sera tranquille, on passera à une autre mission »
, témoigne l’adjudant-chef Frédéric Palau, du centre d’incendie et de secours de l’Îlle-sur-Têt. Les interventions comme celle-ci s’enchaînent dans la commune d’à peine 800 habitants. Tous ont reçu l’ordre d’évacuer, mais impensable pour Chantal d’abandonner sa maison. « Il fallait bien surveiller
parce que si ça reprenait
ça aurait été pire. Les voitures étaient prêtes avec des affaires, le minimum vital »
, assure la riveraine.
Le brasier a ravagé une entreprise mitoyenne de son jardin. « Ils sont venus et comme on avait ouvert sur le côté, ils sont rentrés avec le camion et ils ont pris l’eau dans la piscine, c’est ça qui a sauvé »
, détaille Chantal à notre équipe. Tous n’ont pas eu cette chance.

Dans le quartier de Christophe, malgré les efforts des pompiers, ces maisons sont parties en fumée, en quelques heures. « Les pompiers ont dû rentrer avec l’oxygène pour arracher toute l’isolation, que ça arrête de brûler en fait. Et l’autre là-bas derrière, elle est complètement morte, elle a brûlé pendant six ou huit heures »
, montre le riverain. Ce midi encore, le village reste coupé du monde, accessible uniquement aux pompiers. Les habitants ne savent pas quand ils pourront rentrer chez eux.











