Olivier Faure est-il minoritaire au sein du Parti socialiste? Le premier secrétaire s’en défend ce mardi 7 juillet après avoir voté la veille à l’Assemblée nationale une motion de censure des Écologistes visant à dénoncer « l’inaction climatique » du gouvernement, à rebours de la plupart des membres de son groupe parlementaire.
« La France brûle et je refuse de regarder ailleurs », dit le député de Seine-et-Marne, invité de France 2, reformulant la célèbre déclaration de Jacques Chirac. « Nous avons aujourd’hui des feux de forêt partout qui sont en train de dévorer notre territoire. Et il faudrait donner quitus au gouvernement pour ce qu’il n’a pas fait. Je crois au contraire qu’il est temps de sonner l’alerte, de dire les choses. »
« Minorité et légitimité »
Certes, seuls 19 des 68 députés socialistes ont voté comme lui pour la motion, finalement rejetée. Mais « ne confondez pas deux choses: minorité et légitimité », lance Olivier Faure. « Moi, ce que je crois, c’est que parfois il faut être en avance, faire des choix difficiles, prendre des risques. Ce que je fais depuis huit ans, y compris avec quelques succès. »
Et celui qui a repris un PS en ruine en 2018 après le quinquennat de François Hollande de questionner: « si je n’avais pas été là, est-ce que le Parti socialiste serait encore là aujourd’hui? »
Non pas qu’il s’agisse de se présenter en « sauveur », soutient Olivier Faure. « Je dis simplement que si je n’avais pas fait les choix que j’ai fait, et notamment le choix de l’unité de la gauche, le choix du rassemblement de la gauche sociale et écologiste, aujourd’hui je ne serais pas là pour vous en parler et aucun socialiste ne serait là pour en parler. »
Vote des militants socialistes ce jeudi
Une réponse à ses détracteurs. Ces derniers l’ont mis en minorité sur sa stratégie pour la présidentielle d’une primaire avec le reste de la gauche hors LFI. Certains veulent le voir quitter ses fonctions de premier secrétaire. Entre eux, un scrutin déterminant va se jouer ce jeudi.
Les militants sont appelés à trancher entre deux options sur la primaire: la première, soutenue par Olivier Faure, propose qu’elle soit ouverte aux sympathisants et n’exclut pas l’organisation d’un second système de départage ensuite avec le reste de la gauche non-mélenchoniste (Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Autain…).
La seconde option souhaite qu’elle soit réservée aux seuls militants du PS et de Place Publique, le parti de Raphaël Glucksmann, et n’envisage pas de seconde primaire ensuite.
Si la proposition d’Olivier Faure n’est pas retenue, démissionnera-t-il? Ce dernier a refusé de répondre clairement à la question sur France 2. « Je me bats pour gagner jeudi et faire en sorte que les militants socialistes acceptent l’idée de l’élargissement et non pas du rétrécissement permanent. »
Article original publié sur BFMTV.com











