Emmanuel Macron en Syrie. Le président français est le premier dirigeant de l’Union européenne à se rendre dans le pays depuis la chute de Bachar El-Assad en décembre 2024, rappelle Bloomberg. Il est notamment passé par la mosquée des Omeyyades à Damas avec Ahmad Al-Chareh, le président syrien. “Je viens dire l’engagement de la France auprès du peuple syrien. Pour une Syrie souveraine, unie dans sa pluralité et en paix avec ses voisins”, a annoncé Macron sur son compte Twitter. L’Orient-le jour remarque que le chef de l’État n’a pas fait “escale à Beyrouth, malgré l’importance historique que la France accorde au Liban”. Il doit se rendre ce mardi en Turquie pour un sommet de l’Otan. “Il y a quelques années encore, le Liban et la Syrie constituaient des terrains de rivalité entre la France et la Turquie. Cette concurrence demeure, mais le contexte a profondément changé”, explique le quotidien libanais. “Les intérêts des deux pays pourraient désormais converger face aux bouleversements régionaux et au projet expansionniste de Benjamin Nétanyahou, qui cherche à redessiner les frontières des États de la région et à fragiliser leurs structures politiques. Or ces frontières constituent, aux yeux de la France, l’un des principaux héritages de son histoire au Moyen-Orient. L’objectif de Paris est donc de préserver sa présence et son influence en Irak, en Syrie et au Liban”, peut-on encore y lire.
Le Hamas dissout ses instances dirigeantes à Gaza. Cette dissolution vise, d’après l’organisation considérée comme un groupe terroriste par de nombreux pays occidentaux, à faciliter la transition politique vers un comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) dans le territoire. Mais un officiel palestinien en Cisjordanie assure au Jerusalem Post que cela ne signifiait pas “la fin de son règne dans la bande de Gaza”. Le Hamas est au pouvoir dans la région depuis 2006. Il ne faut pas croire ce que promet le Hamas, dit-il. “Ils veulent montrer qu’ils ne sont pas ceux qui font obstacle au processus. Ils veulent gagner du temps”, prévient encore l’officiel. Selon lui, le Hamas cherche à intégrer ses hommes dans la future police de Gaza. Une tribune dans le journal estime que l’initiative sert “à créer la confusion” pour ne pas céder un pouvoir que le groupe “n’était jamais censé avoir” après “une décennie et demie de crime et de terrorisme”. Gideon Saar, le ministre israélien des affaires étrangères, a jugé sur Twitter qu’il s’agissait d’abord d’un moyen d’éviter son désarmement. “Tant que le Hamas gardera ses armes, n’importe quel gouvernement civil fera évidemment ce que le Hamas décide”, a-t-il résumé.
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