La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, tiendra une conférence de presse au sujet de l’hantavirus ce mardi 12 mai après-midi à 16h45.
Elle sera accompagnée de Yazdan Yazdanpanah, professeur de gastro-entérologie et hépatologie au sein du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat, Olivier Schwartz, directeur de l’unité virus et immunité de l’institut Pasteur, Antoine Flahault, médecin épidémiologiste, Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat et responsable médical du Coreb, Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France et enfin Jean-François Delfraissy, président du comité consultatif national d’éthique.
Une passagère française du bateau de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus et est hospitalisée dans un « état stable » à Paris, selon le gouvernement. Placés à l’isolement, les cinq Français ayant voyagé sur le navire « sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d’air qui permettent d’éviter la contamination », précise Sébastien Lecornu.
La ministre de la Santé a fait état lundi d’un total de 22 cas contacts à l’hantavirus identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg et 14 à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour.
Des règles d’isolement durcies
Un de ces cas contacts identifié à Concarneau (Finistère) est transféré ce mardi matin au CHU de Rennes. « Je viens d’avoir confirmation il y a quelques instants que la personne est en cours de transfert ce (mardi) matin » au CHU de Rennes, a déclaré Quentin Le Gaillard, maire de la ville portuaire bretonne. Cette information a été confirmée par la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Le maire a souligné qu’il ne connaissait pas l’identité de l’homme ni la façon dont il était devenu cas contact.
« Cela reste pour l’instant seulement un cas contact, une personne qui a été en contact avec une personne porteuse du virus. Donc il ne faut pas céder à la panique, on ne parle que d’un seul cas qui a été circonscrit », a-t-il souligné, joint au téléphone par l’AFP.
Les règles d’isolement ont été durcies en France avec l’annonce d’une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier » pour tous les cas contacts.
Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l’OMS a confirmé une infection à l’hantavirus, le troisième étant un cas probable.
La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l’hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d’Homme à Homme avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.
Article original publié sur BFMTV.com











