- Après l’agression d’un garçon de 9 ans lors d’un match de football vendredi, le père de l’enfant a déposé plainte ce lundi selon le procureur de la République.
- Une enquête pour « violences volontaires en réunion » lors d’une manifestation sportive a été ouverte le même jour.
- La ministre des Sports appelle à ce que « toutes les sanctions nécessaires » soient « prises par les instances fédérales ».
Une plainte pour violences aggravées a été déposée lundi 11 mai par le père de Matthéo, 9 ans, victime d’une agression à l’issue d’un tournoi de football qui s’est tenu vendredi dans le Pas-de-Calais, annonce le procureur de la République de Béthune Etienne Thieffry.
« L’enfant de 9 ans a été auditionné en présence de son père, qui a déposé plainte en son nom »,
déclare le procureur, précisant que le père du jeune garçon avait « présenté un certificat médical mentionnant un jour d’incapacité totale de travail »
.
Coups de pied à la tête et au corps
Une enquête pour « violences volontaires en réunion »
lors d’une manifestation sportive a été ouverte lundi selon le parquet de Béthune. Celle-ci devra permettre « d’identifier les mineurs impliqués »
et de « s’assurer qu’il n’y aurait aucun fait de non assistance »
ou de « non obstacle à la commission d’un délit d’atteinte aux personnes »
, ajoute le parquet. Également entendu, le président du club d’Auchy-les-Mines n’a lui pas déposé plainte, a précisé le parquet.
Dès vendredi, l’AS Auchy-les-Mines déplorait qu’après la finale d’un tournoi U10-U11 à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), cinq enfants de l’équipe adverse de l’AFC Creil s’en étaient « violemment pris »
à l’un de ses joueurs, Matthéo, décrivant une « mise au sol »
, et des « coups de pied à la tête et au corps »
.
Évacué sur un brancard, le jeune joueur de l’AS Auchy-les-Mines a très vite été hospitalisé pour passer des examens médicaux. Plus de peur que de mal. Tout sourire, le garçon apparaît en effet dans une courte vidéo diffusée par son club le lendemain et remercie ceux qui lui ont adressé des messages de soutien.
Des échos en politique
L’histoire du petit Matthéo, diffusée sur les réseaux sociaux, est rapidement devenue virale au point de remonter jusqu’aux oreilles du gouvernement. La ministre des Sports Marina Ferrari n’a pas manqué d’appeler à ce que « toutes les sanctions nécessaires »
soient « prises par les instances fédérales »
dans un communiqué publié lundi sur X. « Chacun doit prendre ses responsabilités afin de transmettre, dès le plus jeune âge, les valeurs fondamentales du sport »
, a-t-elle abondé, exprimant sa « grande colère ».
pic.twitter.com/MhXZoyeVMV — Marina Ferrari (@Marina_Ferrari) May 11, 2026
Le même jour, l’AFC Creil assure dans un communiqué « condamner fermement toute forme de violence », précisant que « les éducateurs des deux équipes sont immédiatement intervenus pour faire cesser l’altercation »
.
Le club de l’Oise « collaborera avec la commission disciplinaire de la ligue des Hauts-de-France pour faire toute la lumière sur les faits »
, a-t-il ajouté, soulignant que plusieurs vidéos des faits « permettront d’établir avec précision le déroulement complet des faits »
, y compris le « comportement ayant initié cette altercation »
.
Le club d’Auchy-les-Mines s’est joint dès dimanche au club adverse pour « dénoncer la vague de haine et de racisme subie »
par l’AFC Creil sur les réseaux sociaux depuis la médiatisation de l’affaire, dont il a aussi déploré sur Facebook « la récupération politique »
. Plusieurs personnalités politiques, notamment d’extrême droite, ont en effet réagi à cette agression, Marine Le Pen évoquant une « ultra-violence »
.











