- La free party illégale, tenue sur un terrain militaire dans le Cher depuis le 1ᵉʳ mai, « touche à sa fin ».
- Plus de 20.000 personnes ont participé à ce Teknival de quatre jours.
- Les derniers festivaliers ont attaqué et blessé des gendarmes, évacués à l’hôpital de Bourges.
Les « teufeurs » ont déserté. Après quatre jours de fête illégale sur un terrain militaire hautement sensible près de Bourges, la rave-party « touche à sa fin »
, a annoncé ce mardi la préfecture du Cher dans un communiqué, précisant que « les derniers dispositifs de son ont été stoppés dans la nuit »
. Aux alentours de 19h lundi 4 mai, moins de 3.000 personnes se trouvaient encore sur le site, un immense champ de tir appartenant à la Direction générale de l’armement (DGA), foulé par plus de 20.000 personnes tout au long du Teknival illégal.
Malgré les nombres de départs significatifs de festivaliers, à 3h45 dans la nuit de lundi 4 à mardi 5 mai, « des festivaliers s’en sont pris aux forces de l’ordre en utilisant des tirs de mortier, boules de pétanque, cocktails Molotov, un véhicule bélier »
, a alerté la préfecture, précisant que les affrontements avaient pris fin à 4h30. Plusieurs policiers ont été blessés et des véhicules dégradés. Le préfet a fermement condamné l’agression des forces de l’ordre, qui « aurait pu être évitée et qui s’est soldée par six gendarmes blessés et évacués à l’hôpital de Bourges »
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Au total, 22.868 individus et 10.315 véhicules contrôlés
Depuis lors, conformément aux ordres du ministre de l’Intérieur qui s’était déplacé sur les lieux dimanche, prônant une grande fermeté, les matériels de son utilisés sur le site sont en cours de saisie. Les véhicules et les individus toujours présents au rassemblement illégal sont « en cours de contrôle et d’évacuation »
. Cette « opération logistique d’envergure durera au moins toute la journée »
de ce mardi, a précisé la préfecture.
Pour l’heure, depuis le lancement de cette free party, 22.868 personnes et 10.315 véhicules ont été contrôlés sur toute la zone, selon un dernier bilan provisoire des forces de l’ordre. En détails, 18 personnes ont été interpellées, ce qui a donné lieu à 9 placements en garde à vue. Aussi, 63 armes ont été saisies et 15 drones civils ont été « neutralisés »
. À cette heure, 99 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue. Le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur, attend la fin de toutes les opérations pour « le temps des constats des dégradations et le travail de la Justice »
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