- Le parti Renaissance a décidé lundi du mode de désignation de son candidat à la présidentielle de 2027.
- C’est le Conseil national du parti dirigé par Gabriel Attal qui devrait choisir entre la désignation directe du candidat ou le passage par une primaire interne.
- Ce qui laisse peu de suspense quant à l’intronisation de l’ancien Premier ministre.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est déjà lancée
Renaissance ne souhaite pas perdre de temps. Le bureau exécutif du parti, réuni lundi 4 mai, a décidé par 60 voix pour, 3 abstentions, et 0 contre, de soumettre au Conseil national (CN) deux options pour nommer son candidat à la future élection présidentielle : la désignation du secrétaire général Gabriel Attal comme candidat du parti, « s’il décidait de se présenter, conformément à la volonté largement majoritaire »
des militants, ou l’organisation d’une primaire interne, « bien que celle-ci ne soit soutenue que par une minorité des adhérents et des cadres »
du parti.
En effet, le parti a rapporté que les militants, à l’issue de deux mois de consultations, étaient favorables à 70% à une désignation du candidat suivie d’un vote, à 15% à une primaire interne et à 15% à une primaire ouverte. Désormais, le calendrier devrait introniser l’heureux élu avant la fin du mois de mai puisque le Conseil national se réunira le mardi 12 mai pour donner sa décision, et s’il opte pour une désignation de Gabriel Attal, celle-ci sera suivie dans les 10 jours par un vote des adhérents à jour de cotisation.
Peu de concurrence interne
Le suspense n’est donc pas de mise chez Renaissance. Depuis que le député des Hauts-de-Seine s’est emparé du parti présidentiel, il met tout en œuvre pour accomplir son dessein présidentiel, et n’a pas vraiment de concurrence en interne, même si l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, présidente du Conseil national, a multiplié les prises de distance à l’égard de son successeur, ou que récemment la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a regretté le manque de femmes dans la préparation de l’échéance présidentielle.
Sans s’être officiellement déclaré candidat, Gabriel Attal a malgré tout multiplié les signes qu’il se préparait à l’échéance. Il a par exemple publié le 23 avril un livre (En homme libre
) et multiplié depuis les déplacements, de dédicaces en meetings, avant un grand rassemblement parisien le 30 mai.
Alors que la coalition gouvernementale – avec Horizons, le MoDem – espère réussir à se mettre d’accord sur un seul candidat en vue de l’élection présidentielle de 2027, n’est-ce pas antinomique de désigner si tôt un candidat chez Renaissance ? Gabriel Attal, en déplacement à Bordeaux ce mardi, y a répondu dans les colonnes du journal Sud-Ouest
. « Pour 2027, il faut d’abord une vraie campagne. Il n’y en a pas eu en 2022. Une vraie campagne, ça veut dire plusieurs candidats, y compris sur un même espace politique. Ensuite, il faudra, s’il y a un risque de second tour entre les extrêmes, un vrai rassemblement »
, a-t-il expliqué. « En effet, c’est autour de début 2027 que converge l’idée d’un rassemblement. »











