“Le conflit au Moyen-Orient a mis en lumière la lourde dépendance de l’Inde au pétrole et au gaz”, indique Business Today en une de son numéro daté du 26 avril, illustré par une bouteille de gaz comprimée par un nœud : “Il est urgent et impératif de donner un élan décisif à l’autonomie énergétique.”
La crise au Moyen-Orient a rappelé que “la dépendance de l’Inde aux importations de pétrole brut et de gaz est aiguë, structurelle et le restera probablement tant que des réformes à long terme ne seront pas entreprises, notamment un cadre politique plus libéral, des règles d’exploration simplifiées et des incitations plus fortes pour les acteurs privés”, précise le bimensuel dans son éditorial.
Au fil des années, la croissance économique indienne s’est accompagnée d’une augmentation de cette dépendance. « Dans une certaine mesure, la géographie a constitué un handicap pour l’Inde ; le sous-continent ne possède pas les importantes réserves qui ont permis à d’autres nations de devenir exportatrices d’énergie. L’Inde ne peut pas faire apparaître les hydrocarbures par magie. »
Mais cela ne suffit pas à expliquer la situation actuelle. “L’exploration et la production nationales sont loin d’être à la hauteur de leur potentiel. Les investisseurs privés et étrangers, dont les capitaux et les technologies seraient pourtant essentiels pour exploiter les réserves difficiles d’accès, ont boudé le secteur indien.”
En matière d’énergie, l’Inde reste un acteur mineur, explique l’article de couverture.
“Elle n’a pu exploiter que 30 % de ses ressources pétrolières et gazières disponibles, qui couvrent environ 12 % de ses besoins en pétrole brut et 50 % de ses besoins en gaz.”
La production pétrolière nationale indienne s’élève à environ 700 000 barils par jour (bpj), contre une demande de 5,6 millions de bpj.
Il faut faire « beaucoup », et « vite »
“Mais qu’est-ce qui empêche l’Inde d’exploiter ses ressources pétrolières et gazières ?” s’interroge Business Today. Selon les experts, la complexité géologique, qui renchérit les coûts, constitue un facteur important. “Le principal obstacle réside toutefois dans des politiques mal conçues”, juge le magazine. Les nombreuses tentatives d’attirer des capitaux privés, menées depuis la fin des années 1990 jusqu’à nos jours, n’ont connu qu’un succès limité.
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