L’Iran estime que son armée devrait avoir autorité sur le détroit d’Ormuz, au terme d’une proposition de loi, a déclaré lundi 27 avril un haut responsable.
Ce projet de loi iranien prévoit que la principale voie d’exportation du pétrole et du gaz produit au Moyen-Orient, soit placée sous l’autorité des forces armées iraniennes et que les droits de passage soient versés dans la monnaie locale, le rial, a rapporté Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, chargé d’examiner le texte.
Ebrahim Azizi a précisé à la télévision d’État que les forces armées contrôleraient le détroit pour, notamment, interdire le passage de « navires hostiles ». Les navires israéliens auraient, par exemple, interdiction d’y transiter.
Le contrôle du détroit d’Ormuz est l’un des sujets récurrents de blocage des négociations de paix avec les États-Unis qui poursuivent leur blocus en réaction au minage et au filtrage imposé par la République islamique d’Iran.
« La liberté de navigation n’est pas négociable »
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé après son arrivée en Russie ce lundi où il doit rencontrer dans la journée le président Vladimir Poutine que « la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz est une question mondiale importante. »
Les États-Unis n’ont pas l’intention de lever leur blocus, s’estimant en position de force pour imposer des négociations à l’Iran.
Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’Organisation internationale maritime (OMI) s’est exprimé lors d’une conférence de presse. « La liberté de navigation n’est pas négociable », a réaffirmé le chef de l’agence maritime de l’ONU, « et aucun pays n’a le droit d’entraver le trafic dans un détroit. »
Article original publié sur BFMTV.com











