La généralisation du contrôle des antécédents judiciaires dans les métiers de la petite enfance semble porter ses fruits. La haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a annoncé ce vendredi 17 avril qu’environ 4.800 personnes ont été écartées des secteurs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant.
« Nous avons contrôlé l’ensemble des personnes qui travaillent, ou sont bénévoles, dans le champ de la Protection de l’enfance et de la petite enfance. Il y a eu 895.652 attestations d’honorabilité délivrées au 10 avril, et nous avons écarté 4800 personnes qui travaillaient dans le secteur, ou qui cherchaient à être embauchées », détaille-t-elle sur le site de Ouest France.
Cette attestation d’honorabilité est un document qui certifie qu’un individu n’a pas de condamnation au casier judiciaire. Elle atteste également qu’il n’est pas inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais), l’empêchant d’exercer auprès de mineurs.
Un sujet central dans la campagne municipale à Paris
Depuis octobre, ce dispositif a été généralisé pour tous les bénévoles et professionnels du secteur de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant. Deux secteurs qui vont du personnel des crèches et des assistants maternels jusqu’aux salariés des foyers et assistants familiaux. Tous doivent présenter ce document à leur employeur lors de leur embauche, puis le faire viser régulièrement par la suite.
Les violences, notamment sexuelles, infligées aux enfants ont pris de la place dans le débat public ces derniers mois, notamment lors de la campagne municipale de Paris. Sur les trois premiers mois de 2026, 78 animateurs d’écoles publiques ont été suspendus, dont 31 pour suspicion de violence sexuelle. Fraîchement élu, Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d’euros pour l’ensemble du périscolaire afin de lutter contre ce fléau.
Depuis, un sénateur centriste, Hervé Maurey, a déposé une proposition de loi visant à accroître les contrôles pré-embauches des assistants. Cosignée par Les Républicains, elle prévoit que les candidatures puissent faire l’objet « d’enquêtes administratives » pour s’assurer que le comportement des candidats « n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ». Le texte sera inscrit à l’ordre du jour du Sénat le 27 mai.
Article original publié sur BFMTV.com











