Avec notre envoyée spéciale, Cristina Soares
Après le Cameroun — de la capitale politique Yaoundé à la capitale économique Douala, en passant par Bamenda, grande ville du Nord-Ouest anglophone où les sécessionnistes avaient décrété un cessez-le-feu —, Léon XIV poursuit sa tournée africaine en Angola.
Le souverain pontife arrive dans un pays profondément chrétien, marqué par une histoire violente mais aussi par de fortes inégalités. Malgré ses richesses en pétrole et en diamants, une grande partie de la population vit encore dans la pauvreté.
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Luanda, Muxima et Saurimo
Première étape : Luanda, où le pape doit célébrer une grande messe dans le quartier de Kilamba, symbole d’un Angola jeune et en développement.
Il se rendra ensuite à Muxima, haut lieu spirituel fondé au XVIᵉ siècle. Un sanctuaire marial central pour les fidèles, où l’on prie pour la paix dans un pays encore marqué par les cicatrices de la guerre civile.
Autre temps fort : Saurimo, dans l’est du pays, au cœur de la région diamantifère, où le contraste est frappant entre richesse du sous-sol et pauvreté des habitants. Un déplacement hautement symbolique.
Enjeux politiques et sociaux
Les enjeux de cette visite sont multiples : réconciliation nationale, justice sociale dans un contexte de chômage, d’inflation et de contestation politique, à l’approche d’élections sous tension auxquelles João Lourenço ne pourra pas se représenter selon la Constitution actuelle.
Le pape, chef d’État et acteur diplomatique, vient aussi soutenir le rôle régional de l’Angola dans les efforts de paix, notamment en Afrique centrale.
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