- Le Conseil de Paris a mandaté ce mardi son nouveau maire Emmanuel Grégoire pour entamer des discussions avec le Paris Saint-Germain.
- Selon le vœu adopté par les élus parisiens, celles-ci doivent permettre le maintien du PSG dans le stade de la porte d’Auteuil.
- Cela pourrait passer par la vente du stade au club qatari.
Permettre au PSG de continuer de jouer au Parc des Princes, cela faisait partie des engagements de campagne d’Emmanuel Grégoire. Le Conseil de Paris a mandaté ce mardi 14 avril le nouveau maire socialiste pour reprendre les discussions avec le PSG en vue de son maintien au Parc des Princes, grâce à la vente ou à un bail de longue durée. « Laisser partir le Paris Saint-Germain du Parc des Princes serait une faute politique, sportive et historique »
, a déclaré le successeur d’Anne Hidalgo, qui était elle opposée à la vente de cette enceinte sportive, propriété de la ville.
Le vœu de l’exécutif, adopté en Conseil de Paris extraordinaire, mandate le maire pour « entamer les discussions »
avec le président du club champion d’Europe, Nasser Al-Khelaïfi. Face au refus de l’ancienne maire, Nasser Al-Khelaïfi avait évoqué un possible départ vers Massy (Essonne) ou Poissy (Yvelines).
Un projet plus large d’aménagement de la ‘Porte des Princes’
La reprise des discussions doit permettre le maintien du PSG dans le stade mythique de la porte d’Auteuil (16ᵉ arrondissement), « grâce à la vente et/ou le bail longue durée des emprises nécessaires à ses activités, dans le cadre d’un projet d’aménagement de la ‘Porte des Princes' »
, entre la porte de Saint-Cloud et la porte d’Auteuil. « Les recettes tirées de cette cession ou de ce bail seront intégralement mises au service du développement du sport de proximité, de la construction, de la rénovation des équipements sportifs, ainsi que du réaménagement de la porte de Saint-Cloud »
, a assuré Emmanuel Grégoire, promettant qu’il n’y aurait pas de centre commercial.
Durant la campagne, le candidat s’était dit favorable à titre personnel à une vente encadrée, mais c’est in fine le Conseil de Paris qui tranchera.
L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, qui a dit espérer un accord à l’automne avec le PSG, devra rendre compte au Conseil de Paris des résultats des pourparlers.
Emmanuel Grégoire a intégré certains vœux de l’opposition, dont l’un mandate conjointement le maire LR du 16e arrondissement, Jérémy Redler. L’édile socialiste s’est aussi engagé à créer un groupe de travail transpartisan.
Une majorité divisée
Communistes et écologistes de la nouvelle majorité se sont en revanche abstenus. Guillaume Durand, coprésident des écologistes, a rappelé souhaiter une consultation des Parisiens avant toute décision, option écartée par le maire. « Madame Hidalgo savait tenir un rapport de force. Vous vous dédisez ! »
, a cinglé pour sa part l’élu « Verts populaires », Emile Meunier, du groupe de l’Insoumise Sophia Chikirou, qui a voté contre.
Emmanuel Grégoire a répondu que sa position n’avait « pas changé »
, rappelant que l’ancienne maire avait envisagé un temps de vendre le Parc des Princes, avant que la relation avec le club ne « se dégrade »
en raison « d’une succession de malentendus en marge de la Coupe du monde au Qatar »
en 2022.











