- Les États-Unis accueillent mardi des pourparlers directs de paix entre des représentants du Liban et d’Israël.
- Un grand absent : le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord.
- L’une de nos équipes s’est rendue à Beyrouth, dans une ville très divisée.
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Guerre au Moyen-Orient : fortes tensions après l’échec des pourparlers
Sous le bourdonnement incessant des drones israéliens, des milliers de partisans du Hezbollah sont dans la rue mardi. Ils sont surveillés de près par l’armée libanaise, comme a pu le constater notre équipe de reporters sur place. « Américains, terroristes ! »,
scandent certains participants dans la foule. Une manifestation pour protester contre les négociations entre Israël et le gouvernement libanais. « On veut que ce soit notre résistance qui défende tout le Liban »
, martèle l’un d’eux à notre micro.
C’est vraiment une catastrophe physique et mentale, nous ne sommes pas obligés de vivre comme ça, nous avons des rêves
C’est vraiment une catastrophe physique et mentale, nous ne sommes pas obligés de vivre comme ça, nous avons des rêves
Une jeune libanaise interrogée par le 13H de TF1
La plupart de ces pro-Hezbollah sont de confession chiite. Mais aujourd’hui, ces membres se cachent partout dans la société. Nos journalistes se sont rendus dans un quartier sunnite de la capitale, où le chaos règne, avec de nombreux immeubles touchés par des bombardements. Selon les habitants, l’une de ces bâtisses abritait une cache d’armes du Hezbollah. Mais le sujet est très sensible, « no comment »
, nous répond-on dans la rue. Dans une tour d’habitation voisine, il n’y a désormais plus d’électricité. Les habitants doivent monter jusqu’à une dizaine d’étages à pied, dans le noir. « Je suis pour, c’est vraiment une catastrophe physique et mentale, nous ne sommes pas obligés de vivre comme ça, nous avons des rêves »
, explique une jeune fille qui a perdu deux amis ces dernières semaines.
Sunnites, chrétiens et certains chiites sont en faveur des pourparlers complexes. Car ils le savent : sur la table se trouve la question sensible du désarmement du Hezbollah. « Pour accéder à ce fief du Hezbollah, bombardé par Israël, nous sommes encadrés par des hommes de la milice que vous ne verrez pas à l’image. Ils nous le disent : pour eux, c’est inenvisageable de rendre les armes »
, explique Jeanne Quancard, envoyée spéciale pour TF1.
Lors du tournage de l’équipe, des coups de feu sont entendus au loin. Le Hezbollah peut-il faire échouer ces négociations historiques ? Les dernières, entre Israël et le Liban, remontent à 43 ans, avec un échec de l’accord. Président du Liban à cette époque, Amine Gemayel nous reçoit chez lui. Il croit aujourd’hui à une paix possible. « La situation est difficile, elle est ardue, il faut beaucoup d’efforts, un peu de sacrifices aussi »
, estime-t-il. Ces sacrifices vont-ils concerner l’armée libanaise, chargée de désarmer le Hezbollah ? Une mission aussi délicate qu’incertaine.











