- Un nouveau variant du Covid progresse outre-Atlantique.
- Baptisé en référence à une espèce de cigales de l’est des États-Unis, il infecte principalement les enfants.
- Voici ce qu’il faut savoir sur cette souche qui pourrait bientôt arriver en France.
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Covid-19 : la vie avec le virus
Son nom évoque assez spontanément les journées d’été et c’est à cette période qu’elle pourrait potentiellement faire son apparition en Europe et en France. Une nouvelle souche du Covid-19 (nouvelle fenêtre), baptisée « Cicada », traduction anglaise de « cigale », progresse aux États-Unis où elle a été détectée en 2025 et est désormais majoritaire dans certaines régions.
Ce surnom a été choisi en référence à une espèce de cigales (nouvelle fenêtre) de l’est des États-Unis qui a la capacité de disparaître et de réapparaître des années plus tard. Voici ce qu’il faut savoir sur ce nouveau variant.
De quoi parle-t-on ?
Le variant « cigale », ou « BA.3.2 » de son nom scientifique, est un sous-variant d’Omicron, à l’instar de « Frankenstein » qui avait été à l’origine d’une hausse de cas au début de l’automne 2025 dans l’Hexagone.
C’est en novembre 2024, en Afrique du Sud, qu’il aurait été détecté pour la première fois via un échantillon respiratoire, selon un rapport des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (nouvelle fenêtre)(CDC) publié le 19 mars dernier, précisant que la souche avait été signalée dans 23 pays en date du 11 février. « Les détections ont commencé à augmenter en septembre 2025 »,
notamment aux États-Unis où le variant cigale a alors été détecté dans les « prélèvements nasaux de quatre voyageurs »,
détaille l’agence.
Quelles caractéristiques sur le plan viral ?
N’ayant pas été identifié comme davantage virulent ou contagieux que les précédents variants, le variant cigale ne suscite pas d’inquiétude particulière à ce stade au sein de la communauté scientifique. « Pour le moment, grâce à l’immunité acquise et à la vaccination antérieure, nous ne constatons aucun signe d’augmentation des hospitalisations et des décès »,
confirme le Dr Tulio de Oliveira, directeur du Centre de réponse et d’innovation aux épidémies, affilié à l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, auprès de CNN (nouvelle fenêtre).
Une spécificité a en revanche assez rapidement été identifiée par les spécialistes : ce dernier semble davantage toucher les enfants. « La distribution d’âge des cas infectés par ce sous-variant BA.3.2 est clairement beaucoup plus jeune que celle des précédents sous-variants d’Omicron et autres variants de ce coronavirus. Elle se rapproche de la distribution d’âge de la grippe où 50% des cas ont moins de 20 ans »,
commente l’épidémiologiste Antoine Flahault auprès d’actu.fr. « Cela n’est pas inquiétant en soi, mais montre l’importance du réservoir des enfants dans la dynamique de propagation de ce virus »,
estime-t-il, précisant que les crèches et les établissements scolaires insuffisamment ventilés sont des lieux de propagation de ce variant vers le reste de la communauté.
Aucun cas en France à ce stade
Aucun cas n’a pour l’heure été détecté en France mais les observateurs surveillent la propagation du variant de près, rappelant que de précédentes souches ont rapidement traversé les continents.
Si avec l’arrivée des beaux jours, la circulation du Covid-19 ralentit traditionnellement dans l’Hexagone, il est aussi arrivé que des vagues estivales émergent depuis le début de la pandémie. En 2025, le variant NB.1.8.1 (nouvelle fenêtre), classé fin mai sous surveillance par l’OMS en raison de sa contagiosité, avait d’ailleurs fait craindre ce scénario en France alors que plusieurs cas avaient déjà été détectés. Identifié en Asie en janvier de la même année, ce dernier avait fait son apparition dès le printemps en France. À titre de repère, d’après les derniers chiffres de Santé publique France, le Covid est actuellement à l’origine d’environ 90 hospitalisations sur 100.000 passages aux urgences pour Covid-19, soit près de trois fois moins que début janvier.











